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Iran : contre-attaquer même en cas d’attaque américaine « limitée »

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Publié le 23 février 2026 17:39:00. Alors que les négociations indirectes entre l’Iran et les États-Unis se poursuivent, Téhéran met en garde Washington contre toute attaque et l’Union européenne appelle à la désescalade, craignant une nouvelle guerre au Moyen-Orient.

L’Iran a averti les États-Unis contre toute forme d’agression, promettant de répondre à une attaque, même limitée, avec la pleine force de sa légitime défense. Selon le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, Téhéran réagirait à toute attaque « avec toute la force dans le cadre de son droit de légitime défense ».

La tension monte alors que le président américain Donald Trump menace depuis plusieurs semaines de recourir à la force contre l’Iran et a renforcé la présence militaire américaine dans la région du Golfe. Des négociations indirectes entre les deux pays se sont tenues récemment en Suisse, mais sans résultats immédiats.

Les États-Unis insistent pour obtenir un accord contraignant sur le programme nucléaire iranien et la fin de son programme de missiles balistiques. L’Iran, de son côté, maintient que les discussions doivent se concentrer uniquement sur la question nucléaire et la levée des sanctions économiques qui pèsent sur le pays.

Renforcement de la présence militaire américaine

Le plus grand porte-avions de la marine américaine, l’USS Gerald R. Ford, est entré dans la baie de Souda, près de la Crète, pour un ravitaillement, selon des sources militaires. Ce déploiement s’ajoute à l’augmentation significative de la présence militaire américaine dans la région, notamment avec le porte-avions USS Abraham Lincoln, ainsi que d’autres navires de guerre, systèmes de défense aérienne et avions de combat. Des médias israéliens ont également rapporté l’observation de pétroliers et d’avions de transport militaires américains à l’aéroport international Ben Gourion, près de Tel Aviv.

L’UE appelle à la prudence

Kaja Kallas, chef de la politique étrangère de l’Union européenne, a exprimé sa préoccupation face à une possible escalade du conflit.

« Nous n’avons pas besoin d’une autre guerre dans cette région »

Kaja Kallas, chef de la politique étrangère de l’UE

Kallas a estimé que l’Iran se trouvait dans une position de faiblesse et que cette situation devait être exploitée pour parvenir à une solution diplomatique.

Les négociations entre l’Iran et les États-Unis, qui ont débuté en avril 2025, se déroulent en deux phases. La première phase, qui s’est tenue du 12 avril au 13 juin 2025, a été qualifiée de constructive par les deux parties. La deuxième phase, débutée le 6 février 2026, est toujours en cours. Ces pourparlers, menés sous la médiation d’Oman, impliquent notamment Steve Witkoff, l’envoyé spécial américain, et Abbas Araghchi, le ministre iranien des Affaires étrangères.

Ces tensions interviennent dans un contexte régional déjà instable, marqué par la crise en mer Rouge et la crise financière iranienne. Elles font suite à la sortie des États-Unis de l’accord nucléaire iranien (JCPOA) en 2018 et aux protestations qui ont secoué l’Iran en 2025 et 2026.

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