Un nouveau rapport de la FIFPro tire la sonnette d’alarme : Moises Caicedo, milieu de terrain de Chelsea, serait victime d’une charge de travail disproportionnée, mettant potentiellement sa santé physique et mentale en péril. Une situation qui soulève des questions sur la gestion des calendriers internationaux et des compétitions interclubs.
Selon les conclusions détaillées du syndicat mondial des footballeurs, le joueur équatorien aurait parcouru près de 25 000 kilomètres en seulement quatorze jours en octobre 2024, pour disputer quatre rencontres avec son club et sa sélection nationale. Ce rythme effréné l’a vu accumuler 360 minutes de jeu réparties sur deux continents et trois pays distincts, avec un temps de récupération moyen de 110,8 heures. La FIFPro souligne que le joueur a littéralement « survolé plus que la moitié de la circonférence terrestre » durant cette période. La saison dernière, la situation n’était guère plus réjouissante, avec 27 traversées de frontières et plus de 175 heures passées en transit.
Le club londonien, Chelsea, n’a d’ailleurs pas été épargné. En raison de leur participation victorieuse à la Coupe du Monde des Clubs, qui a ajouté sept matchs aux États-Unis à leur calendrier, les joueurs n’ont bénéficié que de 20 jours de repos estival, soit huit de moins que la recommandation, et de 13 jours de pré-saison, un déficit de 15 jours par rapport aux normes préconisées.
La fatigue du joueur n’a pas échappé à l’encadrement technique. Après la victoire face à Liverpool, l’entraîneur adjoint Willy Caballero a d’ailleurs reconnu : « Il a beaucoup joué avec la Coupe du Monde des Clubs et avec la sélection nationale, nous devons donc parfois le gérer. » Moises Caicedo a d’ailleurs récemment bénéficié de sa première période de repos depuis sa signature à Chelsea, ses proches le décrivant comme « épuisé » ces dernières semaines.
Malgré ces contraintes physiques, l’international équatorien prend ses engagements avec son pays très au sérieux. Il a joué un rôle crucial dans la qualification de l’Équateur pour la Coupe du Monde 2026, terminant à la deuxième place du groupe de qualification sud-américain, devant le Brésil. Issu d’une famille modeste de dix enfants en Équateur, Caicedo a réussi à sortir sa famille de la précarité grâce au football, devenant une véritable idole nationale. Un commentateur local l’a récemment qualifié de « notre [Michael] Jordan ».
Le succès du joueur ne se limite plus désormais aux terrains. Après s’être consacré exclusivement au football pendant longtemps, Moises Caicedo a vu sa notoriété se traduire par des contrats de sponsoring lucratifs. Au cours de la dernière année, il a signé des accords avoisinant plusieurs millions avec neuf marques, parmi lesquelles Banco Guayaquil et un fournisseur d’accès internet chinois. Une série animée pour enfants, intitulée « Mini Moi », est également en cours de développement pour partager son parcours inspirant avec le public latino-américain.