Publié le 2025-10-06 17:16:00. Les autorités israéliennes ont procédé à l’expulsion de 171 militants internationaux, dont la figure écologiste suédoise Greta Thunberg, qui participaient à une flottille humanitaire à destination de Gaza. Cette décision intervient alors que des allégations de mauvais traitements lors des détentions font surface.
- 171 personnes, originaires de plusieurs pays européens et des États-Unis, ont été expulsées d’Israël vers la Grèce et la Slovaquie.
- Parmi les expulsés figure l’activiste climatique Greta Thunberg, qui avait participé à la flottille « Sumud Global ».
- Des organisations de défense des droits de l’homme dénoncent des violations des droits des détenus, tandis qu’Israël réfute ces accusations.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a confirmé sur X l’expulsion de ces 171 individus, précisant qu’ils étaient citoyens de pays tels que la Grèce, l’Italie, la France, l’Irlande, la Suède, la Pologne, l’Allemagne, ainsi que des nations d’Europe de l’Est et des États-Unis. Des photographies de Greta Thunberg et d’autres participants, vêtus de t-shirts blancs et de pantalons gris, ont été diffusées.
Cette expulsion fait suite à l’interception de la flottille « Sumud Global » par les forces israéliennes. Lubna Tuma, avocate de l’Association Adalah représentant plus de 470 participants arrêtés, a indiqué que 150 personnes restaient détenues dans la prison de Ktziot, dont une quarantaine en grève de la faim. Selon elle, certains détenus auraient refusé de manger, souhaitant que leur nourriture soit destinée à la population de Gaza, et d’autres auraient cessé de boire de l’eau en attendant un traitement médical pour tous les détenus.
L’Association Adalah a maintes fois dénoncé des violations des droits des militants depuis leur interception en eaux internationales, leur transfert en Israël et leur incarcération dans une prison de haute sécurité. Ces allégations font état de violences physiques et d’humiliations. En réponse, les autorités israéliennes ont fermement rejeté ces accusations, affirmant que les droits des détenus étaient respectés et accusant même un militant d’avoir mordu un membre du personnel médical. Le ministère des Affaires étrangères a qualifié ces témoignages de « mensonges » diffusés dans le cadre d’une campagne de « fausses informations ».
L’interception de la flottille a suscité d’importantes manifestations dans plusieurs villes du monde et des rassemblements dans les aéroports pour accueillir les militants expulsés. Des témoignages concordants font état d’un traitement « déshumanisant » et violent lors des détentions. Roos Ykema, membre néerlandais de la flottille expulsé à Madrid, a décrit une atmosphère de « violence et de cris ». Ada Colau, ancienne maire de Barcelone, également expulsée, a dénoncé les conditions de détention dans une prison de « haute sécurité » où « aucun de nos droits n’a été respecté », tout en soulignant que cette expérience était « rien comparé à ce que le peuple palestinien endure chaque jour à Gaza ».
La flottille, composée de 45 navires, avait pour objectif de briser le blocus israélien et de fournir une aide humanitaire à Gaza, où les Nations Unies ont alerté sur une situation de famine suite à près de deux ans de conflit.