Publié le 2025-10-05 07:30:00. Les Forces de défense israéliennes (FDI) ont annoncé la découverte d’un vaste réseau souterrain utilisé par le Hamas pour fabriquer des armes et servir de refuge aux commandants, dissimulé à proximité d’hôpitaux dans la bande de Gaza. Cette trouvaille, qualifiée de « grande réussite » par le Premier ministre israélien, relance le débat sur l’utilisation d’infrastructures civiles à des fins militaires.
- Un atelier clandestin de fabrication d’armes, d’une longueur d’environ 1,5 kilomètre, a été découvert sous terre près de l’hôpital Jordano, dans la ville de Gaza.
- Le tunnel, attribué au Hamas, contenait des zones de production d’armements et des quartiers fonctionnels, servant également de base d’opérations pour des dirigeants du groupe.
- Une autre galerie a été identifiée sous l’hôpital Hamad, renforçant les accusations israéliennes d’une utilisation systématique d’installations hospitalières par le Hamas à des fins militaires.
Les opérations de reconnaissance menées par la 36e division des FDI, en collaboration avec l’unité d’ingénieurs de combat Yahalom et l’Agence de sécurité israélienne (Shin Bet), ont permis cette découverte capitale. Selon des sources militaires citées par le quotidien The Jerusalem Post, le tunnel, dont l’entrée se situait à proximité immédiate de l’hôpital Jordano, est accusé d’avoir servi de base logistique et opérationnelle au Hamas.
Les FDI ont déclaré dans un communiqué officiel que « l’organisation terroriste du Hamas opère systématiquement dans les zones hospitalières, exploitant des installations humanitaires à des fins militaires ». Les renseignements israéliens suggèrent que le Hamas aurait construit un réseau souterrain sous plusieurs hôpitaux de Gaza pour la production d’armes et la coordination de ses actions, permettant aux membres du groupe de se déplacer et d’opérer à l’abri des regards dans des zones civiles. Les forces israéliennes ont également rapporté la découverte d’une autre galerie sous l’hôpital Hamad, au nord-ouest de Gaza City.
Ces découvertes soulèvent d’importantes questions d’ordre humanitaire et juridique. L’utilisation d’hôpitaux à des fins militaires, bien que potentiellement protégée par le droit international dans certaines conditions, peut entraîner une perte de statut de protection. Les experts en droit international rappellent cependant l’impératif pour toutes les parties de minimiser les risques pour les civils et le personnel médical, et de garantir la continuité des soins humanitaires.
La complexité de la vérification indépendante, due aux conditions du conflit et aux restrictions de sécurité, rend difficile une évaluation complète de l’ampleur de cette infrastructure. Les autorités militaires israéliennes ont annoncé la poursuite de leurs investigations.
Dans un développement distinct, le président américain Donald Trump a annoncé qu’Israël avait accepté une « première ligne de retrait » de ses troupes dans la bande de Gaza, dans le cadre d’un plan de paix. Trump a partagé cette information sur son réseau social, précisant qu’il s’agirait d’une étape vers un cessez-le-feu, à condition que le Hamas accepte les termes de l’accord. Ce plan envisagerait un cessez-le-feu immédiat, un échange d’otages contre des prisonniers, la formation d’un gouvernement de transition sous supervision internationale et la démilitarisation de l’enclave.
Depuis Jérusalem, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a qualifié la situation d' »imminente ‘grande réussite' » et a exprimé l’espoir d’annoncer la libération des otages dans les prochains jours.