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Israël bombarde Rafah après une attaque présumée du Hamas et met en danger le cessez-le-feu dans la bande de Gaza

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Publié le 2025-10-19 12:17:00. Les frappes aériennes israéliennes sur Rafah, dans la bande de Gaza, font craindre une rupture du cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre. L’armée israélienne justifie ces actions par une attaque présumée du Hamas, tandis que le mouvement islamiste dément et accuse des milices financées par Israël de déstabilisation.

  • L’armée israélienne a mené des frappes aériennes à Rafah, un point stratégique pour le retour des Gazaouis et l’acheminement de l’aide humanitaire.
  • Israël invoque une attaque du Hamas, qui conteste ces accusations et dénonce une « propagande israélienne trompeuse ».
  • Des tensions existent également concernant l’ouverture du terminal de Rafah et la remise de corps de Palestiniens.

La situation à Gaza est plus que jamais tendue après que l’aviation israélienne a frappé la ville de Rafah. L’armée de Benjamin Netanyahou a pris pour cible cette zone, jugée cruciale pour le retour des habitants déplacés dans la bande de Gaza et pour l’entrée de l’aide humanitaire. Les autorités israéliennes expliquent ces bombardements par une riposte à une attaque supposée de militants du Hamas qui seraient positionnés dans la région, une information confirmée par une source locale jointe par l’agence EFE.

Pour l’heure, l’état-major israélien n’a pas communiqué sur ces événements, et le bilan des éventuelles victimes reste inconnu. La question se pose quant à savoir si ces frappes pourraient compromettre le cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre.

Une vidéo mise en ligne par EFE montre des colonnes de fumée s’élevant à l’est de Rafah. Selon une autre source locale, plusieurs hélicoptères auraient atterri afin d’évacuer d’éventuels blessés. L’agence précise, citant une source au sein de la branche armée du Hamas, que le mouvement aurait lancé une opération visant à neutraliser Yasser Abu Shabab, chef de la milice rivale « Forces populaires ». L’intervention des forces israéliennes aurait ensuite provoqué des échanges de tirs entre les deux parties.

Ces développements surviennent dans un contexte de fortes accusations américaines envers le Hamas. Le Département d’État américain a fait état de « rapports crédibles » alertant d’une violation « imminente » du cessez-le-feu par le mouvement islamiste, en raison de ses attaques contre la population civile de l’enclave palestinienne. Washington a averti que une telle action constituerait une « violation directe et grave » de l’accord, sapant les efforts de médiation.

Le Hamas a fermement démenti ces affirmations, les qualifiant de « fausses » et de « propagande israélienne trompeuse ». Le mouvement soutient que ce sont des milices financées par Israël qui œuvrent à la destruction des structures de sécurité civile. Dans un communiqué publié par le journal ‘Filastin’, lié à l’organisation, il est indiqué que leurs actions ciblent des « bandes criminelles, constituées, armées et financées par les autorités d’occupation », responsables de « meurtres, enlèvements, vols de camions d’aide humanitaire et attaques contre des civils palestiniens ».

Montée des tensions autour de Rafah

Cette attaque intervient alors que le passage de Rafah est déjà un point de friction entre Israël et la Palestine. Le bureau de Netanyahou a démenti l’annonce de l’ambassade palestinienne en Égypte concernant une possible ouverture du terminal. Le Hamas a dénoncé la décision de Netanyahou de bloquer l’ouverture du terminal « jusqu’à nouvel ordre » comme une « violation flagrante » de l’accord de cessez-le-feu et un reniement des engagements pris auprès des médiateurs. Le mouvement accuse le Premier ministre israélien d' »inventer de fragiles prétextes pour perturber l’accord » et affirme avoir déjà documenté « plus de 47 violations » de l’accord de paix.

La situation actuelle est marquée par une escalade des tensions autour du passage de Rafah, alimentée par des annonces et des démentis contradictoires. Les tensions s’intensifient également concernant la restitution des corps. Ce climat délétère pourrait aboutir à la rupture du cessez-le-feu du 10 octobre, remettant en cause les conclusions du récent sommet égyptien.

Au sein du gouvernement israélien, des voix s’élèvent pour demander à Benjamin Netanyahou de relancer l’offensive militaire contre la bande de Gaza suite aux événements de Rafah. Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale, a appelé à ordonner à l’armée de reprendre pleinement les combats « avec toute sa force ». Il a qualifié les espoirs d’un retournement du Hamas ou du respect de l’accord de « dangereux » et a affirmé que « l’organisation terroriste nazie doit être détruite dès que possible ». Bezalel Smotrich, ministre des Finances, s’est contenté d’un unique mot sur son compte X : « Guerre ».

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