Publié le 2024-05-21 10:30:00. Le jeune prodige du rugby Joseph Suaalii revient sur l’influence d’une ancienne star des Wallabies, tandis que l’équipe australienne se prépare à affronter le Japon, avec un sentiment de revanche sur leur ancien entraîneur Eddie Jones.
- Joseph Suaalii admire depuis longtemps Israël Folau, rencontré à 14 ans.
- Jake Gordon, demi de mêlée des Wallabies, écarte l’idée d’une motivation de vengeance face à Eddie Jones.
- L’équipe australienne anticipe le style de jeu rapide et imprévisible du Japon.
La relation entre Joseph Suaalii et Israël Folau remonte à la jeunesse du premier. Rencontré pour la première fois à l’âge de 14 ans, Suaalii avait été invité à plusieurs entraînements des Wallabies dans le cadre des tentatives de Rugby Australia pour le recruter. Bien que ces démarches n’aient pas abouti à un engagement immédiat, une amitié s’est tissée entre les deux joueurs. Suaalii avait d’ailleurs exprimé son admiration pour Folau l’année précédente, peu après avoir quitté la ligue de rugby.
« J’ai rencontré Israël quand j’avais 14 ans, je l’ai vraiment admiré quand j’étais plus jeune. Pour un gamin, je voulais poser beaucoup de questions. J’ai l’impression que cela a été une de mes forces, le simple fait d’apprendre. Et j’ai l’impression qu’Israël était quelqu’un que je pouvais admirer et à qui je pouvais poser des questions ; de temps en temps, je le contacte, et il est un grand mentor dans ma vie. »
Joseph Suaalii
« Izzy est un homme qui ne parle pas beaucoup, mais ce sont plutôt ses actions que j’ai retenues », a poursuivi Suaalii. « C’est avant tout un homme formidable et je pense que c’est la plus grande leçon que j’ai apprise : être toujours un homme bien en dehors du terrain. »
Parallèlement, à la veille du match contre le Japon à Tokyo, Jake Gordon, demi de mêlée des Wallabies, a affirmé que l’équipe ne se laisserait pas distraire par l’idée de prouver quoi que ce soit à leur ancien sélectionneur, Eddie Jones. L’Australie affrontera en effet l’équipe japonaise dirigée par Jones, dans un contexte particulier puisque plusieurs joueurs australiens, dont Gordon, le capitaine Harry Wilson et le centre Hunter Paisami, avaient été controversés par Jones lors de la sélection pour la Coupe du Monde de rugby 2023.
Gordon a rapidement balayé l’idée d’une quelconque volonté de revanche.
« Je ne pense pas que ce soit l’état d’esprit de la semaine. Nous sommes concentrés sur le match et sur la réalisation d’une très bonne performance. »
Jake Gordon
Le demi de mêlée a ensuite insisté sur la nécessité de se focaliser sur l’adversaire.
« Nous devons être conscients des menaces que représente le Japon. Et en disant cela, nous devons nous concentrer sur nous-mêmes et nous assurer que nous sommes mieux préparés pour ce match. »
Jake Gordon
L’équipe australienne a étudié attentivement le jeu japonais, caractérisé par un rugby rapide et imprévisible. « Ce que nous savons, c’est qu’ils jouent de n’importe où. Ils aiment jouer un rugby très rapide », a précisé Gordon. Il faut s’attendre à l’inattendu. Ils n’hésitent pas à jouer depuis leur propre camp. Et quand ils récupèrent le ballon très vite, ils sont vraiment difficiles à contenir. La bataille physique devant déterminera la vitesse du ballon, ce qui sera vraiment important. »
Joseph-Aukuso Suaalii se présente contre les All Blacks.Crédit : Getty Images