Téhéran, Iran – 28 septembre 2025 – Le conflit larvé entre Israël et l’Iran a brutalement frappé le cœur de familles innocentes. Une attaque israélienne sur des installations iraniennes en juin a entraîné des représailles de Téhéran, qui ont à leur tour causé la mort d’une famille de quatre personnes dans les feux croisés, parmi plus d’un millier de victimes iraniennes.
L’escalade de violence, déclenchée par une frappe israélienne sur des sites nucléaires, des défenses et des responsables militaires iraniens en juin, a vu l’Iran riposter par des tirs de missiles balistiques sur des villes israéliennes, faisant 31 morts. Mais le drame le plus poignant s’est déroulé à Téhéran, où une famille a été prise dans la tourmente.
C’est dans un quartier résidentiel de la capitale iranienne, ciblé pour sa proximité avec des installations liées au programme nucléaire considéré comme une menace existentielle par Israël, qu’est survenue la tragédie. Au rez-de-chaussée d’un immeuble abritant un éminent scientifique nucléaire iranien, vivait la famille Abbasi. Parviz et Masoumeh Abbasi, accompagnés de leurs enfants, Parham, 16 ans, et Parnia, 24 ans, ont péri dans l’attaque. Ils avaient emménagé dans leur appartement l’année précédente, célébrant leur nouvelle vie dans des images désormais empreintes de douleur.
Azadeh Shariarifar, sœur de Masoumeh et tante de Parham et Parnia, artiste et photographe, se retrouve aujourd’hui face à un chagrin immense. Son exposition, axée sur les thèmes de la vie et de la mort, devait s’ouvrir le jour même de l’attaque. Parnia, quant à elle, avait récemment partagé sur les réseaux sociaux une compilation de moments avec son compagnon, Sajad, avec qui elle projetait un avenir après cinq années de relation.
La famille Abbasi a été inhumée dans la zone du principal cimetière de la ville dédiée aux victimes des 12 jours de conflit avec Israël. Un lieu où, selon Azadeh, le chagrin se mêle à la tension politique, rendant le recueillement difficile. Profondément affectée par la perte de ses proches, elle exprime à la fois sa critique envers les actions israéliennes et une attente de réponses de la part de son propre gouvernement.