Publié le 10 octobre 2025. Le parti ITN propose de modifier le Code pénal, instaurant des peines de prison pour la diffusion d’informations privées sans consentement. Cette proposition suscite une vive réaction de l’écrivain Ivo Siromakhov, qui dénonce une atteinte à la liberté d’expression.
Le parti ITN (Ilinden, Noul Evropeï, Trud) a déposé un projet d’amendement au Code pénal qui pourrait avoir des conséquences lourdes sur la liberté d’expression. Selon la proposition, « de 1 à 6 ans de prison et une amende de 2 000 à 5 000 leva (environ 1 000 à 2 500 euros) » seraient encourus par quiconque « diffuse des informations concernant la vie privée d’autrui sans son consentement ».
Cette initiative a provoqué une réaction indignée de l’écrivain et publiciste Ivo Siromakhov. Dans une missive adressée à Toshko, il exprime son profond désaccord face à ce qu’il considère comme une tentative d’étouffer la parole libre.
« Je t’écris ici pour violer publiquement ta loi sur les informations personnelles et avoir ainsi une raison de finir en prison pour 1 à 6 ans. »
Siromakhov se dit stupéfait que ce soit le groupe politique de Toshko, avec lequel il pensait partager des valeurs, qui soit à l’origine d’un tel amendement. Il reproche à ce parti d’avoir trahi les idéaux de liberté d’expression qu’il pensait partagés.
L’écrivain interroge également le parcours politique de Toshko depuis son arrivée au pouvoir, critiquant son bilan et ses actions passées, comme des offenses envers de jeunes médecins ou des tentatives de licenciement au sein de l’orchestre de la radio nationale. Il rappelle par ailleurs les promesses électorales non tenues : un système électoral majoritaire, le vote électronique, l’élection directe du procureur général et des chefs de police, la réduction des subventions aux partis à 1 leva (environ 0,50 euro), la diminution du nombre de députés de 240 à 120, et les serments de ne jamais s’associer avec Borissov ni Peevski.
Ivo Siromakhov conclut amèrement, affirmant connaître les réponses aux questions qu’il pose, et que son interlocuteur les connaît également.
Le débat sur cette proposition de loi intervient dans un contexte où la liberté d’expression est souvent au cœur des préoccupations publiques.
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