Diffusé le 11 octobre. Le psychologue Eduardo Sá, connu pour ses ouvrages sur l’éducation, partage sa vision de la parentalité et revient sur un récent accident qui l’a laissé en fauteuil roulant, tout en dénonçant le manque d’accessibilité dans le pays.
Eduardo Sá, dont les travaux explorent les méandres de l’éducation, partage une pensée audacieuse sur la paternité : « un bon père est quelqu’un qui fait quelque chose de mal toutes les huit heures, un peu comme les antibiotiques ». Il insiste sur la nécessité pour les parents de favoriser l’autonomie des enfants, plutôt que de les contraindre à une croissance forcée : « Les parents éduquent parfois leurs enfants à être grands, alors qu’ils devraient les éduquer à grandir ». Pour le psychologue, le jeu revêt une importance capitale dans le développement de l’enfant.
Un accident domestique survenu durant la pandémie a contraint Eduardo Sá à utiliser un fauteuil roulant. Il raconte avec une pointe d’humour son insistance pour quitter l’hôpital un vendredi 13 : « J’ai insisté pour être libéré le vendredi 13. C’est une façon de dire : ‘Si c’est une question de malchance, voyons qui s’en charge’ ». Ce retour d’expérience personnelle l’amène à critiquer vivement le manque d’accessibilité généralisé pour les personnes en fauteuil roulant sur le territoire national.
Ces confidences intimes ont été recueillies par Daniel Oliveira dans le cadre de l’émission « Alta Definição », diffusée sur SIC. L’entretien est disponible en podcast.
Nuno Renard