Home Accueil « J’ai été enfermée par mon beau-père pendant 28 ans, violée quotidiennement et j’ai eu 6 enfants »

« J’ai été enfermée par mon beau-père pendant 28 ans, violée quotidiennement et j’ai eu 6 enfants »

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Publié le 23 octobre 2025 à 09h00. Une femme française, Lydia Gouardo, a brisé un silence de près de quatre décennies pour raconter l’enfer qu’elle a vécu pendant 28 ans aux mains de son beau-père, victime de viols répétés, de tortures et forcée de lui donner six enfants.

Lydia Gouardo, aujourd’hui âgée de 62 ans, a révélé le calvaire qu’elle a subi dès l’âge de huit ans. Enfermée et abusée par son beau-père, Raymond Gouardo, elle a enduré une terreur ininterrompue de 1971 à 1999. Malgré plusieurs tentatives d’évasion dans les premières années, elle fut systématiquement remise aux mains de son tortionnaire par les autorités françaises. Ces mauvais traitements lui ont laissé des séquelles physiques dévastatrices, dont des brûlures provoquées par de l’eau bouillante et de l’acide chlorhydrique.

Ses souffrances ont été aggravées par sa belle-mère, Lucienne, qui aurait eu connaissance des actes et aurait encouragé son mari à « continuer ». Le cauchemar de Lydia a débuté bien avant l’emprisonnement par son beau-père, lorsqu’elle aurait été victime de sévices infligés par sa propre mère, la plongeant dans un bain brûlant qui lui causa des brûlures au troisième degré, l’empêchant ainsi d’aller à l’école.

C’est en 2008 que Lydia Gouardo a décidé de témoigner publiquement de son histoire. Interrogée par RTL, elle a décrit les viols quotidiens subis de la part de Raymond Gouardo. Sa belle-mère, Lucienne Gouardo, fut condamnée à quatre ans de prison avec sursis pour non-empêchement de ces abus. Lydia a cependant le sentiment que son calvaire a été largement ignoré, tant par les médias que par la société.

L’histoire de Josef Fritzl, un Autrichien ayant séquestré et violé sa fille pendant 24 ans, lui a donné le courage de parler. C’est à travers son livre, « Le silence des autres », écrit avec le journaliste Jean-Michel Caradec’h, que Lydia a choisi de partager son parcours, établissant un parallèle avec l’affaire Fritzl où, là aussi, les abus répétés et les grossesses de la victime étaient restés inaperçus des voisins, des enseignants et des services sociaux.

Dans son ouvrage, Lydia a exprimé un désir de rapprochement avec Elisabeth Fritzl, estimant qu’elles pourraient se soutenir mutuellement après avoir traversé des épreuves similaires. Elle a également déploré le manque de couverture médiatique de son propre cas par rapport à l’affaire Fritzl, qui a pourtant suscité une forte médiatisation.

Lydia Gouardo réside aujourd’hui dans une localité proche de Paris. Elle a élevé ses neuf enfants et porte des vêtements longs pour dissimuler les cicatrices laissées par les brûlures à l’acide. Malgré les traumatismes, elle affirme vivre au jour le jour et apprécier la vie : « Quand les gens se plaignent, je dis que la vie est belle. Je me bats maintenant. Quand une facture franchit la porte, je suis heureuse. Je suis là, j’existe. »

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