Publié le 18 octobre 2025. Une adolescente de 15 ans souffrant d’endométriose sévère témoigne des douleurs insoutenables et du parcours médical semé d’embûches. Sa famille envisage désormais une intervention chirurgicale à l’étranger pour soulager ses maux chroniques.
- Ella O’Riordan décrit sa douleur comme celle d’une agression physique constante.
- Son diagnostic a tardé, les médecins lui suggérant initialement que ses maux étaient psychosomatiques.
- Malgré une première opération en Irlande, son état ne s’est pas amélioré, impactant lourdement sa scolarité.
Bagenalstown, dans le comté de Carlow, est le théâtre du combat d’Ella O’Riordan, une jeune fille de 15 ans confrontée à l’endométriose. Cette maladie chronique lui inflige des douleurs décrites comme des coups de poignard et une torsion des organes internes, sans répit. « La douleur donne l’impression que quelqu’un me poignarde et tord tous les organes de mon corps sans le lâcher », confie la jeune patiente, soulignant l’intensité de son calvaire.
Avant d’obtenir son diagnostic, Ella a dû faire face à l’incrédulité de certains professionnels de santé. « Avant de recevoir mon diagnostic, je n’arrêtais pas de me dire, c’est dans ma tête, c’est dans ma tête, parce que personne ne m’écoutait », témoigne-t-elle. Les traitements prescrits, comme le paracétamol, se sont avérés inefficaces face à la violence de ses symptômes. Le soulagement n’est arrivé qu’avec la confirmation de sa maladie : « Je me souviens que lorsque j’ai reçu mon diagnostic, je pleurais en sachant qu’on me croyait enfin. »
Malgré une intervention chirurgicale réalisée en Irlande, l’état de santé d’Ella ne s’est pas amélioré. Cette situation a des conséquences directes sur sa vie quotidienne et sa scolarité. Elle a manqué de nombreux jours d’école, s’exposant à des réprimandes de la part de ses professeurs qui peinaient à comprendre la gravité de sa douleur. « J’ai raté plusieurs jours d’école et les enseignants ne comprenaient pas, me disant que je devais juste me lever du lit et aller à l’école, et j’étais comme si je ne pouvais pas, on m’a dit de prendre du panadol et de continuer », explique Ella. Ses projets avec ses amis sont également régulièrement annulés à la dernière minute, son corps la trahissant au moment le plus inattendu. « Mes amis ne comprendraient jamais parce que je devrais annuler mes projets à la dernière minute parce que je ne pouvais pas me lever du lit à cause de la douleur. »

La mère d’Ella, Brenda, confirme que sa fille souffre terriblement depuis l’âge de huit ans. Elle décrit des moments où Ella est « paralysée par la douleur », incapable de bouger, ses jambes devenant insensibles. « Elle est au lit, elle ne peut pas bouger, elle est paralysée par la douleur, ses jambes sont engourdies, elle ne sent pas ses pieds. C’est très, très dur de voir son enfant souffrir et vous ne pouvez rien faire pour soulager cela », confie Brenda, impuissante face à la souffrance de sa fille. Elle exprime sa frustration face au manque d’écoute rencontré par Ella et espère que le nouveau cadre de financement annoncé par le HSE (Health Service Executive, le service de santé irlandais) pourra apporter un soutien concret.
Afin de trouver une solution durable, Brenda O’Riordan espère pouvoir emmener sa fille en Grèce pour une opération d’excision. L’objectif est qu’Ella puisse enfin se rétablir et reprendre une scolarité normale, à l’approche de ses examens du certificat dans deux ans. La famille cherche désespérément une issue à cette douleur chronique qui brime le quotidien d’une adolescente.