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Jane Fonda redémarre le comité de la peur rouge pour protéger la liberté d’expression

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Publié le 2025-10-02. Acteurs, réalisateurs et producteurs hollywoodiens, menés par Jane Fonda, ont relancé un comité historique pour défendre la liberté d’expression face à ce qu’ils perçoivent comme des atteintes de l’administration Trump.

Plus de 500 professionnels du monde du spectacle ont réactivé le Comité du Premier Amendement, une organisation fondée après la Seconde Guerre mondiale par des figures emblématiques du cinéma hollywoodien pour lutter contre la répression politique. Ce mouvement renaît aujourd’hui face à une vague d’oppression politique qu’ils estiment similaire à celle des années 1940 et 1950.

Dans un communiqué publié mercredi, les membres du Comité du Premier Amendement affirment que le gouvernement fédéral s’est engagé dans une « campagne coordonnée pour faire taire les critiques ». Ils dénoncent des attaques visant les médias, le pouvoir judiciaire, le monde universitaire et l’industrie du divertissement, et déclarent refuser de « rester sur la touche ». L’organisation souligne que la liberté d’expression est un droit inaliénable pour tous les Américains, quelles que soient leurs convictions.

Cette initiative intervient alors que le président Donald Trump et son administration sont régulièrement accusés d’utiliser leur pouvoir pour étouffer l’opposition et la dissidence. Les critiques pointent du doigt l’usage des décrets présidentiels et des enquêtes visant des adversaires politiques. De plus, des mesures d’application de la loi en matière d’immigration, incluant des déportations et des annulations de visas, ont été jugées par un tribunal mardi comme visant à restreindre la liberté d’expression d’étudiants étrangers soutenant la Palestine. L’administration est également critiquée pour des décrets restreignant les droits des personnes transgenres et pour des pressions exercées sur les universités.

Après la fusillade de Charlie Kirk, militante et commentatrice conservatrice, le président Trump, qui avait promis de réprimer ses opposants politiques, a appelé à un renforcement de la lutte contre ce qu’il qualifie de « violence politique de gauche ». Ces déclarations inquiètent les observateurs quant à une possible instrumentalisation de ces mesures pour cibler des manifestants pacifiques.

Jane Fonda a indiqué mercredi que « des centaines et des centaines de personnes » de l’industrie du divertissement avaient manifesté leur désir de rejoindre le mouvement. Dans une déclaration enregistrée sur Instagram, elle a affirmé que cette mobilisation démontre que l’industrie est prête à résister à « l’autocratie » et aux « attaques contre nos libertés fondamentales ». Elle a rappelé que la liberté d’expression est essentielle à la création artistique, un droit pour lequel leurs aînés se sont battus.

La Maison Blanche a réagi à ce lancement en affirmant que Jane Fonda était « libre de partager les opinions erronées qu’elle souhaite ». Le porte-parole de la Maison Blanche, Abigail Jackson, a déclaré dans un communiqué que les allégations démocrates étaient « risibles » et que le président Trump était un fervent défenseur de la liberté d’expression. Elle a précisé que Donald Trump se concentrait sur les « organisations de gauche » accusées d’avoir alimenté des émeutes, organisé des attaques contre les forces de l’ordre, des campagnes de divulgation d’informations personnelles illégales et incité à la violence.

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