Home Sciences et technologies « Je ne peux pas dormir à cause de ça. » Un scientifique de la NASA met en garde contre des milliers de destructeurs invisibles des villes – Aktuálně.cz

« Je ne peux pas dormir à cause de ça. » Un scientifique de la NASA met en garde contre des milliers de destructeurs invisibles des villes – Aktuálně.cz

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Publié le 29 janvier 2026 19:45:00. Si les astéroïdes que nous connaissons ne représentent pas de menace immédiate, les scientifiques de la NASA s’inquiètent de ceux que nous n’avons pas encore détectés, capables de causer des dégâts considérables.

  • La NASA estime qu’environ 25 000 astéroïdes de plus de 140 mètres orbitent à proximité de la Terre.
  • Seulement 40 % de ces astéroïdes ont été identifiés à ce jour.
  • La mission NEO Surveyor, prévue pour 2027, vise à détecter au moins 90 % des astéroïdes de plus de 140 mètres dans la prochaine décennie.

C’est l’inconnu qui préoccupe le plus les experts de la défense planétaire. Alors que les petits objets célestes qui frappent régulièrement notre planète ne suscitent pas d’inquiétude particulière, et que les plus gros sont suivis de près, une part importante des astéroïdes potentiellement dangereux restent insaisissables. C’est ce qu’a révélé Kelly Rapide, responsable de la défense planétaire à la NASA, lors de la conférence de l’American Association for the Advancement of Science à Phoenix, aux États-Unis.

« Ce qui m’empêche de dormir la nuit, ce sont les astéroïdes dont nous ne connaissons pas encore l’existence. »

Kelly Rapide, responsable de la défense planétaire à la NASA

L’inquiétude se concentre sur les astéroïdes de plus de 140 mètres de diamètre : trop petits pour être facilement détectés, mais suffisamment grands pour causer des dégâts importants en cas d’impact. Selon les estimations, environ 25 000 de ces objets orbitent à proximité de la Terre, mais seulement 40 % d’entre eux ont été recensés à ce jour. La difficulté réside dans le fait qu’ils se déplacent sur la même orbite que la Terre autour du Soleil, ce qui limite leur capacité à réfléchir la lumière solaire et donc à être repérés par les télescopes.

L’année 2022 avait apporté un signe d’espoir avec la mission DART (Double Asteroid Redirection Test). La NASA avait alors réussi à faire dévier l’orbite de la petite lune Dimorphos en y envoyant une sonde qui s’y est écrasée intentionnellement après un voyage de près de 11 millions de kilomètres, à une vitesse d’environ 23 000 kilomètres par heure. Cette expérience a démontré qu’il était théoriquement possible de modifier la trajectoire d’un astéroïde dangereux.

Cependant, Nancy Chabot, chef de mission de l’Université Johns Hopkins, tempère cet optimisme.

« DART a été une excellente démonstration, mais nous n’en avons pas d’autre prête à démarrer. »

Nancy Chabot, chef de mission de l’Université Johns Hopkins

Elle souligne également que la moitié des astéroïdes de cette taille restent inconnus et que, pour l’instant, nous ne disposons d’aucun moyen de les dévier activement. Elle rappelle l’exemple de l’astéroïde YR4, d’environ 90 mètres de diamètre, qui présentait initialement un risque de collision avec la Terre en 2032 (estimé à 3,2 %). Ce risque a ensuite été revu à la baisse, rendant toute mesure défensive inutile.

« Si quelque chose comme YR4 se précipitait vers la Terre, nous n’aurions aucun moyen de le dévier activement à ce stade », a-t-elle ajouté.

Pour pallier cette lacune, la NASA prévoit de lancer la mission NEO Surveyor en 2027. Cette mission a pour objectif de détecter au moins 90 % des astéroïdes de plus de 140 mètres au cours de la prochaine décennie. Néanmoins, les experts insistent sur le fait que la simple détection d’une menace potentielle ne suffit pas. Sans un financement stable et des technologies de défense opérationnelles, la Terre restera vulnérable à certains risques cosmiques.

Source : NASA

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