Home Économie Je ne veux pas être dans un état d’agacement permanent, mais comment puis-je ne pas l’être ? – Le temps irlandais

Je ne veux pas être dans un état d’agacement permanent, mais comment puis-je ne pas l’être ? – Le temps irlandais

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Publié le 2024-02-29 14:35:00. Entre l’irritation chronique et la quête d’un ordre parfait, une chroniqueuse revient sur les petites frustrations du quotidien et les raisons pour lesquelles elle a toujours eu du mal à accepter l’imperfection, depuis l’école maternelle.

  • Les documentaires qui ressemblent davantage à des publicités qu’à des œuvres journalistiques suscitent l’agacement.
  • Le manque de patience et de respect des règles élémentaires dans les transports en commun est une source constante d’irritation.
  • La prolifération des « gourous » en ligne promettant richesse et succès rapide, moyennant l’achat de formations, est perçue comme une escroquerie.
  • Le refus de faire des recherches basiques avant de poser des questions est une source de frustration.
  • L’incapacité de l’industrie à produire des collants résistants et esthétiques est un problème persistant.

Dès son plus jeune âge, l’auteure se décrit comme une personne facilement contrariée, une tendance qui remonte à l’école maternelle. Un rapport de l’époque, loin de la célébrer pour ses compétences (connaissance des formes, autonomie pour s’habiller, respect des tours de parole, jeu collectif), notait simplement qu’elle était « une adorable petite fille mais elle peut facilement s’énerver ». Cette remarque, revisitée des années plus tard, a ravivé un sentiment d’injustice.

Cette sensibilité à l’imperfection et au désordre s’est manifestée très tôt, notamment face à des camarades de classe aux prénoms originaux (Jesyka, Kye) et à leurs habitudes peu orthodoxes, comme mélanger toutes les couleurs de pâte à modeler, ne laissant que du marron comme option viable. L’auteure se demande alors si son irritation était justifiée ou si elle était simplement attachée à l’ordre et à la cohésion sociale.

Aujourd’hui, elle reconnaît qu’elle sera toujours sensible à certaines choses. Mais elle identifie des sources d’agacement particulièrement prégnantes. Parmi elles, les documentaires qui se présentent comme des portraits intimes mais qui sont en réalité des opérations de relations publiques déguisées. Elle prend l’exemple des productions consacrées à Molly-Mae, aux Beckham et à Melania Trump, qu’elle compare à des infopublicités vantant les mérites d’exercices abdominaux.

Elle admet avoir regardé le documentaire sur Melania Trump, espérant y trouver une forme de sympathie face aux difficultés de la vie quotidienne, comme faire la queue au supermarché pendant les fêtes. Elle a cependant appris que l’épouse de l’ancien président américain appréciait Michael Jackson et utilisait la même laque pour cheveux qu’elle. Elle avoue néanmoins qu’elle regardera la suite.

D’autres irritations reviennent fréquemment : les personnes qui tentent de monter dans un train ou un tramway alors que d’autres sont encore en train d’en descendre, les entrepreneurs en ligne qui vantent leur richesse et proposent des formations pour atteindre le même succès (les vrais riches n’ont pas besoin de vendre des cours, ils sont trop occupés à naviguer sur leur yacht), et surtout, le manque de curiosité intellectuelle qui pousse les gens à poser des questions dont la réponse se trouve facilement sur internet.

Elle prend l’exemple des expatriés irlandais et australiens qui lui demandent des informations sur les visas ou les permis de conduire, alors que ces informations sont disponibles en ligne. Elle s’interroge sur la capacité de ces personnes à manipuler des machines complexes en toute sécurité.

Enfin, l’auteure déplore l’incapacité de l’industrie à fabriquer des collants résistants, qui ne filent pas au moindre accroc. Un problème apparemment insoluble, malgré les avancées technologiques qui ont permis à l’homme de marcher sur la lune et de créer des ordinateurs presque intelligents. Elle conclut sur une note d’humour, évoquant la contrainte de devoir se contorsionner pour enfiler un collant troué, le matin, en maudissant « ces fichues choses ».

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