Home International Je ne veux pas voir Victoria Beckham discuter autour d’un café. Je veux la voir dans une fusée vers l’espace – The Irish Times

Je ne veux pas voir Victoria Beckham discuter autour d’un café. Je veux la voir dans une fusée vers l’espace – The Irish Times

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Publié le 2025-10-16 06:16:00. Dans un monde obsédé par la « pertinence », l’auteur critique la culture actuelle des célébrités qui s’efforcent de se montrer accessibles, préférant une vision plus fantaisiste et déconnectée de ces figures publiques.

À l’ère de la course à l’attention, les superstars actuelles semblent en compétition pour se déclarer « pertinentes ». Une aspiration que l’auteur remet vivement en question, avouant préférer une tout autre forme de célébrité.

« Je ne veux pas voir Victoria Beckham à la salle de sport ou sirotant un café dans sa cuisine », écrit-il. « Je veux la voir dans une fusée vers l’espace. Je ne veux pas la voir me montrer comment réaliser son ‘smoky eye’ caractéristique sur Instagram. Non, je veux voir le robot ou l’oiseau bleu parlant qui se maquille habituellement. » Cette désillusion s’étend à une fantaisie d’un autre âge : « Et je veux voir mes célébrités descendre un escalier en robe de bal avant de battre un valet de pied impudent avec une canne en argent. Je veux les voir avaler de la viande de panda avec un gobelet de larmes de dauphin. »

L’auteur dépeint une image volontairement absurde et grandiose des célébrités qu’il aimerait voir, loin des réalités prosaïques et des injonctions à l’authenticité. Fini le Botox et les opérations esthétiques pour ressembler à des « gens de la classe moyenne ». Place à des êtres lisses, « entièrement poncés, sans nez, sans oreilles, entièrement glabres, flottant dans une cuve de saumure et communiquant par télépathie ou quelque chose qu’Elon Musk a implanté dans leur cerveau. » Une vision qui culmine dans une affirmation de richesse ostentatoire et une déconnexion totale des contingences terrestres, comme l’idée même de l’impôt : « Je veux qu’ils aient l’air confus lorsque je prononce des mots comme ‘impôt’ ou même des mots comme ‘funérailles’. »

Cette fantaisie s’oppose frontalement à la réalité de l’économie de l’attention, où les célébrités, soucieuses de leur image et de leur popularité, multiplient les contenus personnels. Les documentaires autoproduits, à l’instar de ceux de Victoria et David Beckham, en sont la parfaite illustration.

Le nouveau documentaire de Victoria Beckham sur Netflix, qui suit la trace de celui de son mari David, est critiqué pour son approche. L’auteur y voit une tentative d’afficher une « normalité » avec des scènes de vie familiale banales, comme le montre le cliché du couple discutant « sur l’îlot de cuisine ». « « Nous ne sommes que des gens ordinaires », semblent-ils dire », ironise le texte, suggérant un langage secret réservé aux « riches » lorsqu’ils ne sont pas filmés.

Si le documentaire sur David Beckham présente au moins le mérite d’être « incroyablement ridicule » par la nature de sa compétence sportive, celui de Victoria est jugé décevant. L’ancienne membre des Spice Girls a délaissé la musique pour le commerce de la mode, un parcours présenté comme un labeur acharné pour justifier une richesse excessive. « C’est ainsi qu’au cours de trois longs épisodes, Victoria doit nous convaincre qu’elle travaille dur pour un travail vraiment ennuyeux. » Le résultat : des scènes répétitives de réunions, de défilés et de plaintes sur le succès, le tout pour une narration qui manque de dynamisme.

Le texte évoque également des témoignages de personnalités de la mode comme Anna Wintour, Donatella Versace, Tom Ford et Eva Longoria, dont les propos, bien que potentiellement pertinents dans le monde de la mode, ne parviennent pas à rendre le documentaire captivant.

L’auteur conclut en déplorant cette quête d’« authenticité » superficielle et ce « fétichisme déraisonnable pour le travail acharné », qui mènent à des œuvres « ennuyeux, trop longs et inauthentiques ». Il suggère qu’un documentaire fascinant sur la famille Beckham pourrait être réalisé par un journaliste indépendant, révélant ainsi leur caractère de « cadets de l’espace glorieusement et authentiquement déconnectés qu’ils sont réellement ».

En contraste, la série « Slow Horses » est citée comme exemple d’authenticité réussie, malgré son caractère fictif. Son traitement des personnages et son écriture sont salués, notamment grâce à son interprète principal, Gary Oldman, qui incarne un agent d’espionnage « échevelé et profane » et semble « réel à travers l’écran », offrant une forme d’authenticité que Victoria Beckham ne semble pas rechercher.

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