Home Économie Je suis venu à Toronto pendant six mois, je n’en suis jamais reparti !

Je suis venu à Toronto pendant six mois, je n’en suis jamais reparti !

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Publié le 15 octobre 2025, 07:27:00. Une jeune femme originaire de Cork, en Irlande, partage son parcours de vie au Canada, depuis ses premières années dans sa ville natale jusqu’à sa nouvelle vie de famille à Toronto. Elle évoque les raisons de son départ, son intégration et les différences culturelles qu’elle observe.

  • Julie Cummins, née et élevée à Dublin Hill, dans la ville de Cork, a quitté son Irlande natale pour explorer de nouveaux horizons.
  • Quinze ans après avoir posé ses valises à Toronto, au Canada, elle y a fondé une famille et une carrière.
  • Malgré son bonheur outre-Atlantique, elle exprime une certaine nostalgie pour le sens de communauté de sa ville d’origine.

C’est dans le quartier de Dublin Hill, à Cork, que Julie Cummins a vu le jour. Plus jeune d’une fratrie de cinq, elle se souvient d’une enfance rythmée par les joies simples et une passion précoce pour la créativité, notamment à travers les jeux de Barbie et l’art. Après avoir fréquenté Scoil Oilibhéir pour son primaire et St Angela pour le secondaire, elle a choisi de suivre une formation en maquillage au Cork College of Commerce, une expérience qui l’a marquée par les amitiés qu’elle y a nouées.

Le désir d’un changement de décor et l’envie d’acquérir une expérience différente l’ont poussée à envisager un départ à l’étranger. Après avoir songé à l’Australie, finalement jugée trop lointaine, c’est le Canada qui a retenu son attention, grâce aux conseils d’une amie. Initialement prévu pour durer un an, entre Toronto et Vancouver, ce projet s’est transformé en une résidence de longue durée dans la métropole ontarienne. « Quinze ans plus tard, je vis toujours à Toronto ! », s’exclame-t-elle.

Aujourd’hui, Julie a trouvé son chez-elle à Etobicoke, une banlieue de Toronto, où elle et son mari ont acheté une maison en 2021. Cet emplacement résidentiel offre un équilibre parfait, à proximité des commodités telles que les centres commerciaux, les épiceries et le cinéma, tout en étant à seulement dix minutes du centre-ville et de l’aéroport. Leur foyer est également animé par Luna, leur chienne de presque six ans, qui profite désormais d’un jardin.

Sa vie personnelle est enrichie par son mariage avec Maharshi (Marsh) Chaudhari. Union célébrée en 2017 à l’hôtel de ville de Toronto, leur mariage a été ponctué de deux cérémonies mémorables en Irlande. Un mariage hindou au Cork Cricket Club, où la famille et les amis venus du monde entier ont été éblouis par la performance de danseurs irlandais de renom, suivie d’une cérémonie catholique dans l’église de Blackpool, son église de baptême, et d’une réception à l’hôtel Imperial de Cork. « C’est très drôle pour nous car notre côté irlandais parle de la journée indienne comme d’une telle expérience et notre côté indien parle de la journée irlandaise comme d’une journée tellement incroyable ! », confie-t-elle.

Leur bonheur s’est concrétisé en avril dernier avec la naissance de leur premier enfant, Rían, qui illumine leur vie. La chance leur a souri puisque ses parents irlandais ont pu être présents pour l’arrivée du petit Rían, apportant un soutien précieux aux jeunes parents. Julie exprime sa gratitude envers ses frères et sœurs qui ont également fait le voyage pour rencontrer leur neveu, ou qui restent connectés via FaceTime pour suivre sa croissance. Le voyage de retour en Irlande, prévu cette année, promet de nombreuses rencontres pour Rían avec une nombreuse famille élargie et ses amis.

Parmi les moments les plus marquants de sa vie canadienne, Julie cite sans hésiter la naissance de son fils, une expérience merveilleuse partagée avec ses parents. La rencontre avec son mari et l’obtention de la citoyenneté canadienne comptent également parmi ces étapes inoubliables.

Professionnellement, Julie est actuellement en congé de maternité. Elle occupait le poste de responsable régionale des ventes pour Dermalogica, une entreprise de cosmétiques où elle travaille depuis plus de trois ans. Elle décrit l’entreprise comme merveilleuse et l’équipe canadienne comme formidable, ajoutant avec humour qu’il y a trois femmes irlandaises dans l’équipe, ce qui permet de partager de bons moments et des plaisanteries depuis leur domicile.

Les week-ends de Julie et sa famille sont souvent consacrés aux brunchs entre amis ou aux promenades avec les bébés. Les après-midis du samedi sont réservés à la visite de ses beaux-parents, offrant à Julie et Maharshi un moment privilégié pour eux deux, souvent mis à profit pour les courses ou un dîner en tête-à-tête.

En comparaison avec Cork, Julie note que la vie en Amérique du Nord, et particulièrement à Toronto, est beaucoup plus rythmée par le « allez, allez, allez ». Ce qui lui manque le plus, au-delà de sa famille, est le sens de la communauté. La taille de Toronto rend plus difficile l’instauration d’un sentiment communautaire global. Bien que des communautés plus restreintes se forment autour des activités sportives des enfants ou de leur école, les quartiers ne sont pas aussi ouverts qu’en Irlande, où les gens semblent moins submergés par le travail. Elle souligne cependant avoir la chance d’avoir noué des amitiés solides avec plusieurs voisins.

La famille retourne en Irlande pour Noël depuis dix ans, une tradition qui permet de passer de précieux moments avec leurs proches. Ces séjours sont l’occasion de voir les enfants s’amuser ensemble lors d’activités variées, comme le patinage ou les visites à la ferme. Les week-ends en Irlande sont aussi synonymes de shopping et de moments de détente, comme le simple plaisir de partager une tasse de thé avec ses parents.

Julie tient à adresser des pensées particulières à toute sa famille restée à Dublin Hill : ses parents, James et Eileen, ses frères Frank et Patrick avec leurs épouses et enfants, ainsi que sa sœur Katie et sa sœur Anna avec leurs familles respectives. Elle mentionne également sa sœur Katie, son mari James et leurs enfants adultes Leah et James Jr, et sa sœur Anna, son mari Gary et leurs enfants Isabelle et Anthony.

Sa journée idéale à Cork serait rythmée par des moments en famille, un déjeuner chez Scoozi et du shopping dans ses enseignes préférées comme Penneys, Dunnes et Marks.

Les projets d’avenir pour Julie et sa famille incluent un retour en Europe d’ici cinq ans, afin de se rapprocher de leurs proches en Irlande, tout en restant ouverts à d’autres pays. Ils souhaitent également agrandir la famille, « si c’est possible », ajoute-t-elle avec un sourire.

Julie estime que ces portraits de « Corkoniens à l’étranger » sont une excellente initiative pour mettre en lumière ceux qui vivent loin de leur terre natale. Elle conclut en soulignant que vivre à l’étranger présente des avantages et des inconvénients, donnant l’impression de posséder deux foyers et de naviguer entre deux modes de vie distincts, ce qui rend l’existence particulièrement enrichissante.

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