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Je voyage dans l’UE. Qu’est-ce qui a changé avec le système entrée-sortie ?

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Publié le 24 septembre 2025. L’Union européenne met en place son nouveau système d’entrée-sortie (EES) pour les ressortissants de pays tiers, y compris les Britanniques. Ce dispositif biométrique vise à renforcer la sécurité et à mieux contrôler les séjours.

  • Le système EES, qui impose la collecte d’empreintes digitales et de données faciales, est déployé progressivement à partir du 12 octobre 2025.
  • Il concerne les voyageurs de pays hors UE/EEE entrant dans l’espace Schengen et vise à lutter contre la criminalité et à faire respecter la limite de séjour de 90 jours sur 180.
  • La mise en œuvre s’étalera sur six mois, sans obligation stricte de collecte de données jusqu’en avril 2026, laissant le temps aux États membres de s’adapter.

Le nouveau système d’entrée-sortie (EES) de l’Union européenne est désormais une réalité pour les détenteurs de passeports britanniques, ainsi que pour d’autres ressortissants de pays tiers comme les Américains, les Canadiens et les Australiens. Ce « projet de frontière numérique » exige désormais la collecte d’empreintes digitales et de données biométriques faciales aux points d’entrée de l’espace Schengen. Le déploiement a débuté le dimanche 12 octobre 2025, mais les autorités ont prévu une période de grâce de six mois pendant laquelle la collecte de ces données ne sera pas obligatoire, permettant une transition progressive.

L’objectif principal de l’EES est de créer une base de données centralisée reliant tous les points de passage frontaliers de l’espace Schengen. Ce dispositif vise à lutter plus efficacement contre la criminalité, à identifier les documents de voyage falsifiés ou volés et à faire respecter la règle des 90 jours de séjour maximum sur une période de 180 jours pour les voyageurs non européens.

Lors de leur première interaction avec le système, les voyageurs verront leurs données biométriques (visage et empreintes digitales, ainsi que les informations de leur passeport) enregistrées dans un dossier numérique. Les enfants de moins de 12 ans sont dispensés de la collecte d’empreintes digitales. Lors des entrées suivantes dans l’espace Schengen, la biométrie faciale sera comparée à cet enregistrement initial.

Le processus d’enregistrement se déroulera principalement via des kiosques situés aux frontières. Les voyageurs y placeront la page photo de leur passeport et suivront les instructions. Pour les visites ultérieures, ils pourront soit utiliser un kiosque pour vérifier la correspondance entre leur visage, leur passeport et les données enregistrées, soit passer par des portes électroniques (eGates) adaptées aux voyageurs non européens. Dans certains cas, un contrôle biométrique pourra être effectué directement par un agent aux frontières.

Le déploiement de l’EES s’effectue sur une période de 180 jours, du 12 octobre 2025 au 9 avril 2026. Les États membres introduisent le système de manière progressive. L’Allemagne a commencé à l’aéroport de Düsseldorf, tandis que l’Espagne a lancé les opérations avec un vol unique à l’aéroport de Madrid. La France, pays le plus visité par les touristes britanniques, mettra en œuvre le système graduellement dans ses aéroports, puis ses frontières terrestres et maritimes. Certains pays, comme la République tchèque, l’Estonie et le Luxembourg, souhaitaient être pleinement opérationnels dès le premier jour, mais des tests sur le terrain ont révélé que le système n’était pas encore totalement actif.

Pour l’instant, les voyageurs n’ont pas besoin de préparer de documents supplémentaires spécifiques à l’EES. Jusqu’au 9 avril 2026, les contrôles traditionnels de passeport se poursuivront, avec la possibilité d’une demande de données biométriques. Il est important de noter que l’obligation de demander une autorisation de voyage électronique type « visa euro » (ETIAS) interviendra un an plus tard.

Les ressortissants européens continueront de franchir les frontières via des voies dédiées, avec une vérification simple de la validité et de la propriété de leur passeport, similaire à ce qui était en vigueur pour les Britanniques avant le Brexit. Ils devraient pouvoir traverser les frontières plus rapidement.

L’enregistrement numérique dans le système EES sera valable pour une période de trois ans à compter de la dernière interaction. Chaque nouvelle entrée dans l’espace Schengen prolongera cette durée de validité. Si un voyageur ne franchit pas une frontière Schengen pendant trois ans, il devra se réenregistrer. La Commission européenne est sollicitée pour clarifier si le renouvellement d’un passeport nécessitera une nouvelle inscription biométrique, bien que le système soit censé se mettre à jour automatiquement lors de la présentation du nouveau passeport et de la vérification faciale.

Dans certains aéroports, comme celui de Prague, les kiosques EES pourraient demander des informations sur le motif du voyage, l’hébergement, les fonds disponibles et le billet de retour. Ces questions, qui étaient envisagées pour certains points de passage britanniques comme le terminal Eurostar de Londres ou le port de Douvres, semblent avoir été retirées de la phase de déploiement initiale. Le gouvernement britannique rappelle que l’assurance voyage médicale ne sera pas une exigence obligatoire pour les citoyens britanniques se rendant dans l’UE dans le cadre de l’EES, mais recommande vivement d’en souscrire une couvrant les soins médicaux.

Pour les croisières, si le voyage commence et se termine au Royaume-Uni, le système EES ne devrait pas s’appliquer. Les escales dans l’espace Schengen lors de ces voyages seront généralement exemptées. Cependant, si un passager embarque ou débarque dans un port de l’espace Schengen, il devra passer par la procédure EES à la frontière.

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