Home Économie Jetten s’inscrit comme « candidat au poste de Premier ministre », critiques internes au VVD

Jetten s’inscrit comme « candidat au poste de Premier ministre », critiques internes au VVD

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Publié le 2025-10-18 18:13:00. Alors que la campagne électorale bat son plein, le leader du parti D66, Rob Jetten, affiche une ambition démesurée, se rêvant à la tête du plus grand parti néerlandais. Dans un climat politique tendu et fragmenté, les alliances potentielles et les stratégies des principaux partis se dessinent, marquant une bataille acharnée pour le pouvoir.

  • Rob Jetten (D66) se projette en tête des sondages et rêve de devenir Premier ministre.
  • Dilan Yeşilgöz (VVD) réaffirme sa volonté de former un cabinet de centre-droit, excluant toute alliance à gauche.
  • Des critiques internes émergent au sein du VVD face à la stratégie d’exclusion de partis.

Rob Jetten, à la tête du parti libéral-progressiste D66, n’a pas caché ses ambitions lors d’un discours prononcé à la Salle Nobel de musique à Leiden, se disant prêt pour « le sprint final ». Fort d’une récente remontée dans les sondages, il estime que son parti a une réelle carte à jouer pour devenir le plus grand, une perspective qui l’étonne lui-même compte tenu de l’instabilité gouvernementale récente. Il s’est d’ailleurs montré ouvert à une coalition avec Henri Bontenbal du CDA, qu’il considère comme un « bon partenaire ». « Parce que seul le résultat à l’arrivée compte », a-t-il martelé, soulignant l’importance de la positivité et de la collaboration comme piliers de sa campagne.

Cette audace ne manque pas de susciter des réactions. Frans Timmermans, leader de GroenLinks-PvdA, a balayé les ambitions de Jetten d’un revers de main, le qualifiant de « position de droite » visant à attirer les électeurs déçus du VVD. « Rob Jetten n’est pas de gauche. Cela ne m’inquiète pas », a-t-il déclaré à RTL News, suggérant que le D66 cherchait une place sur l’échiquier politique par un positionnement plus conservateur.

Sur le front de droite, Dilan Yeşilgöz, cheffe du parti libéral VVD, a clairement marqué sa position. En campagne à Oosterhout (Brabant-Septentrional), elle a affirmé vouloir uniquement un gouvernement de centre-droit. « Nous n’allons pas rejoindre un cabinet de gauche », a-t-elle insisté, présentant le scrutin du 29 octobre comme un choix binaire entre une coalition de gauche ou de centre-droit. Elle estime qu’un tel cabinet reste à portée de main avec « quelques sièges supplémentaires », tout en pointant l’incertitude quant aux orientations du CDA et du D66 : « Avec eux, vous ne savez pas encore ce qui se passera après le 29. Vont-ils aller à gauche ou à droite ? »

La stratégie du VVD de fermer la porte à certaines alliances semble cependant diviser en interne. Alors que le parti a déjà indiqué ne pas vouloir former de coalition avec une combinaison GroenLinks-PvdA, CDA et D66, et qu’il a également écarté toute collaboration avec le PVV, des voix critiques s’élèvent. Joost Hoebink, 33e sur la liste des candidats du VVD, a démissionné en publiant un message sur LinkedIn où il déplore la direction prise par son parti. Il y exprime sa nostalgie d’un VVD plus optimiste, ouvert au compromis et à la collaboration, déplorant un parti qui « s’enterre » et « reste coincé dans son propre droit ». Hoebink affirme recevoir quotidiennement des messages d’électeurs qui ne se reconnaissent plus dans le VVD actuel.

Le journaliste politique Fons Lambie analyse cette « bataille à droite » comme étant « très passionnante », marquée par le retrait médiatique de Geert Wilders et le déclin du VVD, autrefois pilier de la droite néerlandaise. Il note que la stratégie d’exclusion de Yeşilgöz suscite des critiques, alors que son parti perd du terrain dans les sondages, se situant désormais entre 12 et 16 sièges selon le Peilingwijzer. « La bataille est encore totalement ouverte à droite et il y a donc beaucoup à gagner – et à perdre – pour les partis », constate-t-il.

Parallèlement, la scène progressiste est également marquée par une dynamique intéressante. Lambie observe une incertitude palpable entre les partis, avec un D66 en forte progression qui se rapproche de GroenLinks-PvdA. Cette ascension a encouragé Rob Jetten à se positionner, « avec une certaine bravade », comme prétendant au poste de Premier ministre. Un débat télévisé prévu sur RTL Tonight promet des échanges vifs, notamment une « attaque » attendue de Timmermans envers le D66. Un autre débat télévisé sur RTL Tonight verra la participation de Joost Eerdmans pour JA21, un test important pour ce parti, tandis que Geert Wilders brillera à nouveau par son absence.

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