Publié le 8 février 2026 22h34. L’équipe nationale suisse de hockey sur glace aborde les Jeux olympiques de Milan-Cortina avec ambition, forte d’un effectif complet et d’un Roman Josi en pleine forme. Le premier match, jeudi contre la France, est considéré comme une étape cruciale pour lancer les espoirs de médaille.
- La Suisse se prépare intensivement pour ses débuts olympiques face à la France.
- Roman Josi, après avoir surmonté des blessures, affiche un excellent niveau de jeu.
- Patrick Fischer, l’entraîneur, peut compter sur l’ensemble de ses joueurs de la LNH.
L’équipe de Suisse se concentre pleinement sur les Jeux olympiques d’hiver de Milan, avec un premier test important qui l’attend jeudi face à la France. Cette rencontre, bien que contre un adversaire nominalement plus faible, est perçue comme un match charnière pour instaurer la confiance et préparer les échéances suivantes.
Les Suisses savent qu’une victoire contre les Français, qui s’appuient principalement sur l’ancien attaquant du ZSC Lions et des Canadiens de Montréal, Alexandre Texier, est quasiment indispensable. L’équipe helvétique nourrit de grandes ambitions pour ce tournoi.
Josi retrouve sa pleine forme
« Nous pouvons aborder le tournoi avec une bonne confiance en nous. Les favoris sont clairs, mais nous n’avons certainement pas à nous cacher », a déclaré Roman Josi. Le défenseur des Predators de Nashville, âgé de 35 ans, fait son retour en équipe nationale pour la première fois depuis la Coupe du monde 2024 et se présente aux Jeux olympiques dans une condition physique optimale.
Josi a été freiné par une commotion cérébrale de fin février à mi-avril 2025, puis par une blessure au haut du corps d’octobre à mi-novembre. Cependant, lors des 13 matchs précédant les Jeux olympiques, le capitaine de Nashville a accumulé 21 points. « J’ai commencé 2025 de manière malheureuse avec la blessure. Ensuite, j’ai eu besoin d’un peu de temps pour retrouver mes automatismes. Les choses s’améliorent de plus en plus ces derniers temps », a-t-il expliqué à Milan.
Un effectif de qualité supérieure
Patrick Fischer se réjouit de pouvoir compter à nouveau sur l’un de ses joueurs clés. L’entraîneur de l’équipe nationale, qui quittera ses fonctions après la Coupe du monde à domicile, affiche également une grande confiance avant le début du tournoi olympique : « Nous avons un système de jeu que tout le monde connaît. Maintenant, il s’agit pour les joueurs de se souvenir de ce système, de réfléchir aux détails et de retrouver les automatismes. L’important est que nous nous améliorions chaque jour », a déclaré le technicien zougois de 50 ans.
Contrairement aux Coupes du monde précédentes, Fischer peut s’appuyer sur tous ses joueurs de la LNH à Milan. Cette disponibilité a considérablement augmenté la qualité de l’effectif, selon l’entraîneur. « Il y a une vitesse incroyable. Surtout les joueurs qui évoluent en Suisse n’y sont pas tellement habitués. »
Le rêve d’une médaille olympique
Outre Josi, Nico Hischier et Nino Niederreiter apportent également une vitesse considérable sur la glace. Bien qu’il s’agisse d’une première olympique pour Hischier et la plupart des autres membres de l’équipe, Niederreiter (comme Josi) était déjà présent à Sotchi en 2014. Depuis, le hockey sur glace suisse a considérablement évolué, selon Niederreiter. « Maintenant, nous avons l’opportunité de réaliser quelque chose de grand. Gagner une médaille olympique est un rêve immense. »
L’attaquant expérimenté de Winnipeg est conscient que la route vers une médaille sera semée d’embûches. Toutes les équipes pourront compter sur leurs meilleurs éléments. Le Canada, deuxième adversaire de la Suisse vendredi, regorge de stars de la LNH. Il ne faudra pas non plus sous-estimer les Tchèques, emmenés par les superstars David Pastrnak (Bruins de Boston) et Martin Necas (Avalanche du Colorado), que l’équipe nationale affrontera en fin de phase de groupes.