Le secteur porcin national connaît une phase de nette expansion, stimulée par les avancées technologiques et génétiques. Les professionnels du secteur soulignent que cette dynamique répond à une demande croissante et vise à consolider la viande de porc comme une protéine clé dans l’alimentation des Vénézuéliens.
- La production porcine nationale est en pleine croissance, marquée par une augmentation du nombre de truies et l’introduction de nouvelles lignées génétiques.
- L’innovation technologique et l’amélioration génétique sont présentées comme des leviers essentiels pour l’efficacité et la compétitivité du secteur.
- L’objectif est de renforcer la consommation de porc en promouvant sa qualité et ses bienfaits nutritionnels auprès du public.
Le secteur porcin traverse une période de dynamisme particulièrement notable. Cette reprise est le fruit d’une conjonction d’efforts déployés par les éleveurs, des politiques publiques de soutien, et surtout, d’un engagement fort envers l’adoption de technologies et de génétiques de pointe. C’est du moins le constat dressé par Donny Díaz, directeur de JHS Agroindustria, qui met en exergue une croissance tangible illustrée par « l’augmentation du nombre de mères ou d’utérus dans tout le pays et l’entrée constante de nouvelles génétiques ».
Cette vitalité du secteur permet aujourd’hui de satisfaire une demande des consommateurs en constante évolution, que ce soit pour les coupes de viande fraîche et fumée, ou encore pour la production de jambons et de charcuteries diverses.
L’innovation, moteur de l’efficacité et de la qualité
Pour Donny Díaz, l’atteinte d’une haute efficacité productive et la maîtrise des coûts reposent inéluctablement sur l’innovation. « La mise en œuvre de la technologie et, surtout, disposer d’une génétique de classe mondiale est essentielle », affirme-t-il. La Corporation JHS, sous l’impulsion de son président Jorge Silva Cardona, a fait de ce principe une priorité. En s’associant aux initiatives visant à garantir la disponibilité des protéines sur le territoire national, l’entreprise s’est dotée d’une génétique de pointe, Topigs Norsvin. Ce choix stratégique vise à produire un animal de meilleure qualité et à optimiser les rendements.
Cet investissement conséquent a pour but « que chaque mètre carré des unités de production puisse être utilisé de manière beaucoup plus efficace », garantissant ainsi des produits finis de haute qualité, des performances accrues et des coûts de production maîtrisés.
Un écosystème productif et une consommation éclairée
Donny Díaz insiste par ailleurs sur la nécessité de préserver un écosystème productif sain, où la relation entre les éleveurs et l’industrie forme un cycle vertueux et durable. Il est primordial que « le producteur et l’industriel puissent couvrir leurs coûts et continuer à développer leurs systèmes de production ». Enfin, le responsable appelle à une sensibilisation accrue du consommateur. Une promotion plus large et une meilleure connaissance de la qualité et des bienfaits de la viande de porc sont jugées essentielles. « Cela nous permettra de changer les modes de consommation et de consolider le porc comme protéine essentielle dans l’alimentation des Vénézuéliens », conclut-il, rappelant la consommation traditionnelle importante de produits porcins transformés tels que les saucisses et les jambons.