Home International John Candy : I Like Me review – hommage étoilé mais doux à la légende de la comédie | Films

John Candy : I Like Me review – hommage étoilé mais doux à la légende de la comédie | Films

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Un documentaire poignant rend hommage à la mémoire de John Candy, l’emblématique acteur canadien dont la disparition en 1994 a laissé un vide dans le monde de la comédie. Bien que sincère, le film baigne dans une atmosphère de douceur et de solennité qui frôle parfois l’excès, tel un adieu prononcé il y a seulement quelques jours. La bande originale, empreinte d’émotion et de mélancolie, accompagne un florilège de collaborateurs et de stars venus saluer la personnalité chaleureuse et dynamique de Candy à l’écran.

Diplômé de la prestigieuse troupe de comédie Second City de Toronto et de sa déclinaison télévisuelle SCTV, John Candy était une figure marquante de sa génération, aux côtés de Dan Aykroyd, Catherine O’Hara et Bill Murray. Son parcours cinématographique est jalonné de succès tels que « Lesaisseur d’os » (Stripes), « Un ticket pour l’espace » (Uncle Buck) et « Seul au cœur de l’Amérique » (Planes, Trains and Automobiles). Sa mort prématurée à l’âge de 43 ans fut attribuée à une crise cardiaque, exacerbée par des problèmes de poids, de consommation d’alcool et de tabac – un aspect que le documentaire semble éluder, omettant la consommation de cocaïne.

Le titre du film, « I Like Me », est une référence directe au discours empreint de dignité blessée de son personnage dans « Seul au cœur de l’Amérique », après avoir été la cible d’insultes de la part de Steve Martin. Ce personnage maladroit déclarait alors : « J’ai une bonne opinion de moi-même, ma femme aussi, mes clients aussi, car je suis authentique. » Le documentaire semble parfois confondre cette image de gentillesse avec la personnalité réelle de Candy, qui était sans doute plus complexe. Marquée par le traumatisme de la mort de son père, victime d’une crise cardiaque à 35 ans alors que John n’avait que cinq ans, l’acteur portait en lui une part de pessimisme et de fatalisme, d’autant plus que sa carrière florissante reposait sur sa stature imposante.

Bien que Steven Spielberg ait un jour envisagé John Candy pour un rôle dans son film de 1941, ce fut John Hughes qui le révéla au grand public dans plusieurs de ses œuvres, dont « Seul au cœur de l’Amérique » et « Un ticket pour l’espace ». C’est cependant Ron Howard qui sut le mieux exploiter sa jovialité en lui offrant le rôle aux côtés de Tom Hanks dans « Splash ». Leur alchimie à l’écran, empreinte d’une fraternité touchante, marqua les esprits.

Le visage de John Candy, ouvert, naïf, presque enfantin et plein de confiance, semblait prédestiné au cinéma. Pourtant, en quittant la projection, on peut se demander si ses performances les plus mémorables ne résident pas dans le personnage grinçant qu’il incarnait sur SCTV : Yellowbelly, le cowboy lâche qui n’hésitait pas à tirer sur un enfant, offrant ainsi un contraste saisissant avec son image publique.

John Candy: I Like Me est disponible sur Prime Video depuis le 10 octobre.

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