Publié le 17 février 2024 07:11:00. Le coach de basket-ball de l’université d’État du Kansas, Jérôme Tang, a été limogé par la direction de l’établissement, mettant fin à une période marquée par des résultats décevants et un manque de cohésion dans la construction d’une équipe durable.
- Jérôme Tang a été démis de ses fonctions pour incapacité à bâtir un programme de basket-ball solide et pérenne.
- L’auteur souligne un recrutement axé sur des joueurs motivés davantage par l’argent que par l’attachement à l’université.
- La saison 2023, bien que surprenante, est considérée comme le fruit du hasard plutôt que d’une stratégie cohérente.
La décision de se séparer de Jérôme Tang, annoncée dimanche par l’université d’État du Kansas, ne surprend pas l’observateur attentif du basket-ball universitaire. L’échec à construire une équipe compétitive sur le long terme, au-delà des performances ponctuelles, a été pointé du doigt à plusieurs reprises. L’auteur de cet article, qui avait déjà exprimé ses doutes en mai 2022, estime que le coach n’a pas su insuffler une véritable identité à son équipe.
Dans un article publié le 16 mai 2022, l’auteur exprimait déjà son incompréhension face à la stratégie de recrutement de l’État du Kansas :
« Je ne vais pas vous mentir, je suis un peu confus quant à ce qui se passe au niveau du basket-ball de l’État du Kansas en ce moment… »
« J’ai été un peu surpris par sa déclaration selon laquelle « quand je suis arrivé, je pensais qu’il n’y avait que trois gars que je voudrais rester ». Ce n’est rien d’autre qu’une déclaration audacieuse, mais facilitée par l’état actuel du basket-ball universitaire. »
« À tout le moins, nous pouvons prendre le récit selon lequel « les enfants devraient vouloir jouer pour une école et non pour un entraîneur », l’arroser d’essence et lancer un match. »
Cette analyse se confirme aujourd’hui, avec un recrutement jugé trop axé sur des joueurs attirés par les avantages financiers plutôt que par l’esprit d’équipe et la fierté de représenter l’université.
L’auteur critique également le manque de vision à long terme de Jérôme Tang, qui a privilégié des solutions rapides et des joueurs mercenaires plutôt que de développer les talents locaux et de construire une équipe soudée. Il souligne que la foi, souvent évoquée par le coach, ne semblait pas se traduire par une confiance réelle dans ses joueurs et ses assistants. « Vous pouvez acheter des joueurs de basket-ball, mais vous ne pouvez pas acheter la passion ou la loyauté », affirme-t-il.
La saison 2023, bien que couronnée de succès inattendus, est présentée comme une anomalie, fruit de circonstances favorables plutôt que d’une réelle progression de l’équipe. L’auteur rappelle que le succès reposait sur des joueurs exceptionnels, comme Keyontae Johnson, arrivé dans des conditions particulières, et des talents inattendus. Il souligne que cette performance n’a pas pu être reproduite, confirmant le manque de fondations solides du programme.
L’auteur conclut que le limogeage de Jérôme Tang était inévitable, soulignant qu’il n’a pas su définir une identité claire pour son équipe. Il exprime son espoir de voir l’avenir du basket-ball des Wildcats s’améliorer rapidement.