Home International Kim signale son ouverture aux relations avec les États-Unis tout en qualifiant la Corée du Sud de « la plus hostile »

Kim signale son ouverture aux relations avec les États-Unis tout en qualifiant la Corée du Sud de « la plus hostile »

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Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a ouvert la porte à un rapprochement avec les États-Unis, tout en réaffirmant son hostilité envers la Corée du Sud, qualifiée d’« ennemi le plus hostile ». Cette volte-face intervient après un congrès historique du parti au pouvoir, au cours duquel Kim Jong-un a appelé Washington à reconnaître le statut de Pyongyang en tant que puissance nucléaire.

« Si les États-Unis respectent le statut actuel de notre pays, tel qu’il est stipulé dans la Constitution, et abandonnent leur politique hostile, il n’y a aucune raison pour que nous ne puissions pas bien nous entendre avec le gouvernement américain », a déclaré Kim Jong-un, selon l’agence de presse officielle KCNA. Ces déclarations surviennent alors que des spéculations grandissent quant à une possible rencontre entre Kim Jong-un et le président américain Donald Trump, potentiellement en marge d’une visite de ce dernier en Chine en avril.

En revanche, le dirigeant nord-coréen a semblé clore définitivement la porte à toute amélioration des relations avec la Corée du Sud. Il a affirmé qu’il « exclurait définitivement » Séoul du cercle des « compatriotes » de sa nation, dénonçant les récentes tentatives de rapprochement de Séoul comme étant « trompeuses ». Pyongyang a d’ailleurs modifié sa constitution en 2024 pour définir officiellement la Corée du Sud comme un « État hostile ».

Un important défilé militaire a marqué la fin du congrès du Parti des Travailleurs, un événement qui se tient tous les cinq ans et qui définit les orientations politiques de l’État dans tous les domaines. Ces défilés sont traditionnellement l’occasion pour la Corée du Nord de présenter ses dernières avancées en matière d’armement.

Donald Trump avait déjà manifesté son intérêt pour une rencontre avec Kim Jong-un lors d’une tournée en Asie l’année dernière, se déclarant « à 100 % » ouvert à cette possibilité. Il avait même rompu avec des décennies de politique américaine en admettant que la Corée du Nord était « en quelque sorte une puissance nucléaire ».

Une éventuelle rencontre entre Trump et Kim en avril constituerait une avancée significative après des années d’impasse diplomatique, notamment suite à l’échec du sommet de Hanoï en 2019, où les discussions sur l’allègement des sanctions et le démantèlement du programme nucléaire nord-coréen avaient échoué.

Par ailleurs, Kim Jong-un a renforcé ses liens avec la Chine et la Russie, notamment en assistant à un grand défilé militaire à Pékin l’année dernière. La Corée du Nord a également envoyé des milliers de soldats pour soutenir la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine. Selon des analystes, la Russie fournirait à la Corée du Nord des technologies militaires, de la nourriture et de l’énergie en échange, permettant ainsi à Pyongyang de contourner les sanctions internationales. Seong-Hyon Lee, chercheur à l’université Harvard, a souligné que « Moscou constitue désormais une bouée de sauvetage économique substantielle, neutralisant efficacement les sanctions de l’ONU, ce qui réduit l’urgence pour Kim Jong-un de répondre aux gestes de dialogue de Washington ».

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