Les critiques fusent contre Carl DeMaio, figure influente du parti Républicain de San Diego, accusé de diviser et d’affaiblir le parti local en détournant des fonds et en menant des attaques contre d’autres Républicains. L’influence grandissante de son organisation, Reform California, est pointée du doigt comme un obstacle majeur à la reprise républicaine dans la région.
Selon Corey Gustafson, ancien président du parti Républicain de San Diego, la situation est préoccupante. « Nous n’avons pas de voie crédible pour redevenir le parti majoritaire », a-t-il déclaré. Depuis 2017, Reform California, fondée par Carl DeMaio, a collecté 25 millions de dollars (environ 23,3 millions d’euros). Cependant, Gustafson s’interroge sur l’utilisation de ces fonds, soulignant que les résultats électoraux ne reflètent pas un tel investissement.
Les critiques ne s’arrêtent pas là. DeMaio est accusé de favoriser des candidats controversés, même en connaissance de causes. En 2024, il a notamment soutenu Tony Blain, malgré des allégations troublantes, simplement parce que ce dernier n’avait pas soutenu sa propre campagne à l’Assemblée. Blain a ensuite été élu avec le soutien de Reform California, mais a été destitué un an plus tard suite à son arrestation pour des accusations incluant le parjure et la sollicitation de pots-de-vin.
Par ailleurs, Reform California a également versé près de 500 000 dollars (environ 466 000 euros) en 2024 au Progressive California Voter Guide, une organisation qui a attaqué des candidats soutenus par le parti Républicain, y compris l’ancien président Donald Trump. Cette action est perçue comme une trahison par certains membres du parti.
L’op-ed de Gustafson et ses déclarations publiques interviennent alors que les élections de mi-mandat de 2026 approchent, et que les Républicains de Californie cherchent à gagner du terrain. La question de l’unité au sein du parti et de la nécessité d’un message cohérent est au cœur des préoccupations.