Publié le 2025-10-13 10:00:00. Une nouvelle approche de l’impression 3D multicolore promet de réduire les déchets tout en offrant des possibilités créatives inédites. Le système Roetz-End, développé en open source, simplifie la gestion de plusieurs filaments pour des rendus plus complexes et esthétiques.
L’impression 3D multicolore, bien qu’attrayante, souffre souvent d’inconvénients majeurs : les mécanismes complexes comme les tours principales, la production de « crottes d’imprimante » et la quantité de déchets plastiques générés. Pour pallier ces désavantages, Roetz propose une solution innovante avec son système Roetz-End, un hot-end open source et conçu pour être « à l’épreuve des brevets ».
Le Roetz-End se distingue par sa conception basée sur l’impression SLM de l’aluminium, permettant de fusionner quatre filaments en une seule sortie. Contrairement aux systèmes plus classiques qui mélangent les flux plus près de la buse, cette co-extrusion s’effectue directement dans le hot-end. Le résultat est un filament unique mais composé de quatre sections colorées distinctes, alignées de manière à pouvoir interagir avec les mouvements de la buse.
Ce mécanisme permet un « dépôt de matériau directionnel ». La couleur visible en surface dépendra de la direction de déplacement de la buse, offrant une alternative plus fiable à la fabrication artisanale de filaments multicolores. Cette technique est particulièrement efficace pour créer des objets aux faces distinctement colorées, mais offre bien plus. L’impression en biais peut effectivement induire un mélange subtil des couleurs adjacentes, permettant de réaliser des dégradés de teintes, comme le démontre une vidéo de présentation du projet (à 4min30). Les possibilités de combinaisons et de dégradés sur des impressions complexes promettent des résultats visuellement très riches.
Si le Roetz-End ne remplace pas encore entièrement les solutions d’impression multi-matériaux (MMU) existantes, notamment pour la production de supports facilement détachables, il ouvre des perspectives intéressantes. L’intégration d’un axe supplémentaire pour orienter le flux pourrait, à terme, permettre un contrôle total du mélange des couleurs. De plus, la co-extrusion de matériaux comme le PLA et le TPU dans ce système offre la possibilité de créer des composites novateurs, similaires à ceux discutés précédemment sur le site.
Concernant son statut « à l’épreuve des brevets », Roetz a choisi de rendre son travail entièrement public via YouTube et GitHub. Cette démarche vise à établir le projet comme un « état de la technique », rendant ainsi difficile le dépôt de brevets ultérieurs par d’autres entités. Cette stratégie, inspirée de précédents historiques, pourrait potentiellement revigorer le mouvement du matériel libre dans le domaine de l’impression 3D.
Cette initiative a été signalée par l’utilisateur [CityZen].