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La collaboration est toujours sexy

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Publié le 9 février 2026 20h10. Malgré une fragmentation politique croissante, la coopération internationale, qu’elle soit publique ou privée, se maintient et se réinvente, comme le démontre l’engagement continu autour de la lutte contre la pollution plastique, où le Chili joue un rôle de pionnier en Amérique latine.

  • Le Forum économique mondial souligne la persistance du besoin de coopération mondiale.
  • Donald Trump, malgré une politique de retrait d’organisations internationales, a annoncé la création d’une nouvelle entité multilatérale.
  • Le Réseau du Pacte sur le plastique, porté par WRAP et la Fondation Ellen MacArthur, a renouvelé son engagement dans plus de 13 pays.

La coopération internationale reste une nécessité, selon le Baromètre de la coopération mondiale publié en 2026 par le Forum économique mondial. Cette affirmation prend d’autant plus de poids qu’elle intervient dans un contexte de tensions géopolitiques et de repli sur soi de certains États. Paradoxalement, même les acteurs qui affichent une réticence envers le multilatéralisme traditionnel continuent d’initier des formes de collaboration. L’exemple le plus frappant est celui de Donald Trump, qui, après avoir retiré les États-Unis de plus de 60 organisations internationales – une décision annoncée début janvier 2026 – a annoncé, il y a quelques semaines à Davos, la création d’une nouvelle entité multilatérale.

Cette apparente contradiction souligne une réalité : face aux défis globaux, tels que la pollution, le changement climatique ou les perturbations des chaînes d’approvisionnement, l’isolement n’est plus une option viable. Dans une économie mondialisée où la production est fragmentée entre différents pays, une simple fermeture de frontière, un événement climatique extrême ou une modification réglementaire peut rapidement transformer un problème local en crise internationale. La coopération n’est donc plus seulement souhaitable, elle est impérative.

La lutte contre la pollution plastique illustre parfaitement ce besoin de collaboration. Chaque acteur – individus, entreprises, gouvernements – a un rôle à jouer. Cependant, la mise en œuvre de solutions efficaces nécessite une articulation claire et une volonté politique forte. C’est dans cette optique que le Réseau du Pacte sur le plastique, initié par WRAP et la Fondation Ellen MacArthur, a renouvelé la semaine dernière son engagement auprès d’organisations locales dans plus de 13 pays à travers le monde.

Le Chili se distingue particulièrement dans cette dynamique. Il a été le premier pays d’Amérique latine à adopter un Pacte sur les plastiques, porté par la Fundación Chile et le Ministère de l’Environnement. Ce pacte, caractérisé par une participation active de l’État, a permis d’attirer des financements et des expertises bénéficiant directement au pays, soutenant aussi bien les recycleurs locaux que les grandes entreprises. Surtout, il a favorisé l’émergence d’un écosystème de coopération unique en son genre.

Ce sont des entrepreneurs, des techniciens, des militants et des fonctionnaires qui composent cet écosystème, souvent avec des intérêts divergents. Certains sont en concurrence directe, d’autres défendent des approches radicalement différentes. Pourtant, ils parviennent à collaborer pour le bien commun, à trouver des terrains d’entente et à définir des objectifs concrets face à un problème complexe.

Alors que le multilatéralisme traditionnel est aujourd’hui remis en question et qu’un traité mondial contre la pollution plastique semble difficile à obtenir, de nouvelles formes de coopération émergent. Elles reposent moins sur la volonté des gouvernements que sur des réseaux techniques, des partenariats public-privé et des accords construits à partir de la base. Il ne s’agit peut-être pas du multilatéralisme classique, mais d’une coopération réelle, qui, malgré ses imperfections, reste essentielle et, comme le suggère la source, toujours aussi pertinente.

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