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La Colombie rejette la « menace » de Trump « contre la souveraineté » – DW – 20/10/2025

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Publié le 2025-10-20 06:31:00. La Chancellerie colombienne a vivement réagi dimanche aux déclarations de Donald Trump, qualifiant d’« offensive » et de « menace directe à la souveraineté nationale » les propos du président américain, qui a menacé de suspendre l’aide financière et d’intervenir militairement contre le trafic de drogue en Colombie.

  • Bogotá rejette catégoriquement la « menace directe contre la souveraineté nationale » formulée par Donald Trump.
  • Le ministère des Affaires étrangères dénonce des propos « offensants » et une « intervention illégale » potentielle.
  • L’aide financière américaine à la Colombie pourrait être suspendue, selon les menaces de l’ex-président américain.

Dans un communiqué diffusé ce dimanche 19 octobre 2025, le ministère colombien des Affaires étrangères a fermement condamné les récentes déclarations de Donald Trump. L’ex-président américain avait qualifié le président colombien Gustavo Petro de « leader du trafic de drogue » et annoncé la suppression de l’aide financière destinée à la Colombie, lui reprochant une lutte insuffisante contre le narcotrafic. Trump a par ailleurs averti que si le pays ne fermait pas immédiatement ce qu’il a appelé des « camps de la mort », les États-Unis s’en chargeraient. Le ministère des Affaires étrangères a qualifié ces propos d’« offensants » à l’égard de son homologue colombien et d’« intervention illégale sur le territoire colombien », représentant une « menace directe à la souveraineté nationale ».

« À partir d’aujourd’hui, ces paiements, ou toute autre forme de paiement ou de subvention, ne seront plus versés à la Colombie », avait déclaré Trump dans un message publié sur le réseau Truth Social. Il avait ajouté : « Petro, un dirigeant peu populaire et très impopulaire avec un langage lâche à l’égard de l’Amérique, ferait bien de fermer immédiatement ces camps de la mort, sinon les États-Unis les fermeraient pour lui, et ce ne serait pas gentil. »

La réponse de Bogotá n’a pas tardé, le ministère des Affaires étrangères affirmant que de telles approches « transgressent toutes les normes du droit international et de la diplomatie, et notamment les traités internationaux qui protègent la souveraineté, l’indépendance et l’autodétermination des pays ». Le gouvernement colombien a annoncé qu’il se tournerait vers « toutes les instances internationales » pour défendre la souveraineté de la Colombie et la dignité du président Petro, « qui s’est toujours caractérisé par son respect des organismes démocratiques et sa lutte frontale contre le trafic de drogue ».

Bogotá a également rejeté l’utilisation de la coopération internationale « comme instrument d’ingérence dans les affaires intérieures ». Ces déclarations surviennent un mois après que les États-Unis ont retiré la Colombie de la liste des pays luttant contre la drogue, aux côtés de quatre autres nations, pour avoir « manifestement manqué à ses obligations » en vertu des accords internationaux antidrogue au cours de l’année écoulée. Elles interviennent également en pleine intensification du « conflit armé » déclaré par les États-Unis contre le narcotrafic, qui a déjà conduit au bombardement d’au moins sept navires présumés trafiquants de drogue dans la mer des Caraïbes.

Le ministère colombien des Affaires étrangères a conclu : « Sans coopération, les organisations transnationales dédiées à la production et à la commercialisation de stupéfiants gagneront et toute la région sera perdante. »

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