Publié le 2025-10-14 13:09:00. La Commission européenne a sanctionné les maisons de luxe italiennes, françaises et espagnoles pour avoir entravé la fixation des prix de vente au détail, une pratique jugée anticoncurrentielle. Ces amendes font suite à une enquête menée par l’exécutif européen.
- La Commission européenne a infligé des amendes à Gucci, Chloé et Loewe pour avoir limité la liberté de leurs détaillants indépendants dans la détermination des prix de vente.
- Ces pratiques restrictives ont pour conséquence d’augmenter les prix pour les consommateurs et de réduire leur choix.
- Les trois marques ont coopéré avec la Commission et reconnu leur participation à ces violations.
Après des inspections menées en avril 2023 et l’ouverture d’une enquête officielle en juillet dernier, la Commission européenne a rendu sa décision. Elle reproche à Gucci, Chloé et Loewe d’avoir interféré dans les stratégies commerciales des détaillants. Concrètement, les marques auraient imposé des remises maximales et défini certaines périodes de vente, allant parfois jusqu’à interdire temporairement toute réduction. Ces entreprises ont agi indépendamment les unes des autres.
L’impact de telles pratiques, selon la Commission, se traduit par une hausse des prix pour les consommateurs et une diminution de la variété des offres disponibles sur le marché. La marque italienne Gucci a été condamnée à une amende de 119,7 millions d’euros pour des faits constatés entre avril 2015 et avril 2023. Chloé, la maison française, devra s’acquitter de 19,7 millions d’euros pour la période allant de décembre 2019 à avril 2023. Enfin, l’espagnol Loewe écope d’une amende de 18 millions d’euros pour des infractions commises entre décembre 2015 et avril 2023.