Home Accueil La Commission européenne permettra à la Norvège d’échapper au péage de l’UE sur les nouvelles et documentaires d’urix d’acier-nrk

La Commission européenne permettra à la Norvège d’échapper au péage de l’UE sur les nouvelles et documentaires d’urix d’acier-nrk

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Bruxelles, le 7 octobre 2025, 17h38. La Commission européenne propose l’instauration de droits de douane de 50% sur les importations d’acier, une mesure visant à protéger l’industrie européenne face à la surproduction mondiale. La Norvège, l’Islande et le Liechtenstein devraient cependant être exemptés de ces taxes, en vertu de l’accord sur l’Espace économique européen (EEE).

  • La Commission européenne envisage des droits de douane de 50% sur 18,3 millions de tonnes d’acier importé annuellement.
  • Les pays de l’EEE (Norvège, Islande, Liechtenstein) seraient exemptés de ces mesures.
  • Cette proposition doit encore être approuvée par le Parlement européen, le Conseil de l’UE et l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
  • La surproduction mondiale d’acier, particulièrement soutenue par des subventions en Chine, est identifiée comme la principale cause de cette initiative.

L’industrie sidérurgique norvégienne a accueilli la nouvelle avec un certain soulagement. Le Ministre des Affaires étrangères, Espen Barth Eide (Parti travailliste), a qualifié la proposition de « importante et rassurante », soulignant l’intégration étroite du pays avec le marché intérieur de l’UE.

La Commission européenne a précisé dans un communiqué que « compte tenu de l’intégration étroite et unique au marché intérieur de l’UE et conformément à l’accord EEE, les exportations de la Norvège, de l’Islande et du Liechtenstein ne seront pas soumises à des quotas ou des droits de douane ». La Norvège maintient un dialogue étroit avec l’UE pour garantir cette exemption, notamment concernant les alliages de ferro-alliages utilisés dans la production d’acier.

Cependant, Harald Solberg, directeur de Norsk Industri, a rappelé que cette mesure n’est qu’une proposition. Il a insisté sur la nécessité d’une coopération continue entre les autorités norvégiennes et l’UE pour confirmer l’application de cette exception lors des négociations cet automne. Il a également exprimé des inquiétudes quant à l’impact potentiel de mesures similaires sur d’autres secteurs industriels norvégiens.

Cette initiative européenne vise à contrer les effets néfastes de la surproduction mondiale d’acier, qui « nuit à notre industrie », selon la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. La proposition devrait remplacer un dispositif existant arrivant à échéance en 2026, qui prévoyait des droits de douane de 25% sur une partie des importations d’acier.

L’industrie sidérurgique européenne traverse une crise depuis plusieurs années, marquée par la disparition d’environ 100 000 emplois depuis 2007, selon l’UE. La production mondiale excédentaire, en partie due aux subventions importantes accordées par la Chine à son industrie, selon l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), exerce une pression à la baisse sur les prix et menace la stabilité du marché.

Les États-Unis ont déjà pris des mesures similaires en instaurant de nouveaux tarifs douaniers sur l’acier. Les experts craignent une tendance mondiale à l’érection de barrières commerciales, une « spirale descendante négative » qui pourrait avoir des conséquences économiques majeures.

L’Union européenne est le plus grand importateur d’acier au monde, ayant importé 38,9 millions de tonnes en 2024, selon le département du commerce américain. La Norvège, de son côté, exporte un peu plus d’un million de tonnes de fer et d’acier vers l’UE chaque année. Les principaux fournisseurs de l’UE sont la Turquie, l’Inde, la Chine et la Russie, mais l’Ukraine et le Royaume-Uni sont également des partenaires commerciaux importants.

La Commission européenne a indiqué prendre en compte la situation particulière de pays comme l’Ukraine, confrontée à des « circonstances sécuritaires extraordinaires et immédiates ». Au Royaume-Uni, où 80% des exportations d’acier sont destinées à l’UE, l’industrie s’inquiète d’une possible « catastrophe » si des quotas spécifiques ne sont pas garantis, le secteur parlant de la « plus grande crise jamais rencontrée ».

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