Home Économie La confiance modérée indique un ralentissement des dépenses de consommation aux États-Unis

La confiance modérée indique un ralentissement des dépenses de consommation aux États-Unis

0 comments 105 views

Le moral des consommateurs américains en berne, le marché immobilier à la croisée des chemins

Le moral des consommateurs américains a de nouveau fléchi en octobre, retombant à des niveaux inédits depuis la période pandémique. Une conjonction de facteurs, notamment les craintes liées à une augmentation des prix due aux droits de douane, un marché de l’emploi qui ralentit et des incertitudes sur le patrimoine, pèse sur les dépenses futures, annonçant une croissance modérée dans les mois à venir.

Le sentiment de confiance en chute libre

L’indice de confiance des consommateurs américains, calculé par le Conference Board, a chuté à 94,6 en octobre, contre 95,6 en septembre (chiffre révisé à la hausse). Si cette baisse était attendue, les détails de l’enquête révèlent des divergences notables. Les perceptions des conditions actuelles se sont légèrement améliorées, passant de 127,5 à 129,3, probablement grâce à une bourse plus dynamique et à la baisse des prix de l’essence. Cependant, la composante « attentes » a quant à elle chuté de 74,4 à 71,5.

Cette mesure des attentes est particulièrement scrutée, car elle a démontré une corrélation solide avec la croissance des dépenses de consommation au cours des dernières décennies. Actuellement, elle suggère une croissance annualisée des dépenses d’environ 1 à 1,5 %, un chiffre loin des sommets observés depuis la fin de la pandémie.

Les inquiétudes persistantes concernant une potentielle hausse des prix liée aux droits de douane et un refroidissement du marché de l’emploi semblent être les principaux moteurs de ce ralentissement.

L’emploi, une préoccupation latente

La mesure comparant les emplois jugés « abondants » à ceux « difficiles à obtenir » reste stable, indiquant un risque latent pour le marché du travail. L’idée sous-jacente est que les travailleurs ressentent les changements sur le marché avant qu’ils n’apparaissent dans les statistiques officielles. Ces données n’indiquent cependant pas une récession imminente, d’autant plus dans le contexte de la fermeture partielle du gouvernement américain. Ces éléments ne devraient pas non plus inciter la Réserve fédérale à modifier sa politique monétaire, une hausse de 25 points de base étant largement anticipée pour sa prochaine réunion.

Le marché immobilier, un rebond fragile face à des défis structurels

Dans un autre registre, l’indice S&P Case Shiller des prix de l’immobilier américain a mis fin à une série de cinq mois de baisse, enregistrant une hausse de 0,2 % en août par rapport au mois précédent. Une sixième baisse consécutive était pourtant anticipée, plombée par le manque d’accessibilité financière, les prix élevés et les taux hypothécaires dissuadant la demande, malgré une offre de logements croissante.

Pour illustrer la situation, un prêt hypothécaire médian pour l’achat d’une maison, contracté la semaine dernière, s’élevait à 438 900 $ pour un taux fixe sur 30 ans à 6,37 %. Cela se traduit par une mensualité de 2 764 $, représentant 47 % du revenu médian après impôt aux États-Unis.

À l’échelle nationale, les prix de l’immobilier sont désormais supérieurs de 1,5 % à ceux d’il y a un an. Chicago affiche les plus fortes progressions (+0,6 % sur un mois, soit +5,3 % annualisé sur trois mois), suivie par Minneapolis (+0,35 % sur un mois, +3,7 % annualisé sur trois mois). Ces villes sont cependant loin derrière la plupart des marchés sur les cinq dernières années.

À l’inverse, Phoenix, Miami et Las Vegas connaissent les baisses les plus marquées (-0,5 à -0,6 % sur un mois), avec des taux annualisés sur trois mois oscillant entre -8 % et -10 %.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.