Publié le 2025-10-29 10:49:00. Donald Trump poursuit sa tournée asiatique en Corée du Sud, où il a reçu une décoration d’une valeur symbolique forte. La visite intervient alors que le président américain se prépare à rencontrer son homologue chinois dans le cadre du sommet de l’APEC.
- Le président américain Donald Trump a reçu le Grand Ordre de Mugunghwa, la plus haute distinction sud-coréenne, lors de sa visite à Séoul.
- Cette distinction symbolise une « nouvelle ère de coexistence pacifique et de croissance commune » sur la péninsule coréenne, selon le bureau présidentiel sud-coréen.
- Donald Trump a confirmé qu’il n’avait pas l’intention de rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un durant cette tournée.
Le président américain Donald Trump a foulé le sol sud-coréen ce mardi, dernière étape de sa tournée en Asie. À Séoul, il a été accueilli par son homologue sud-coréen, Lee Jae-myung, qui lui a remis le Grand Ordre de Mugunghwa, la plus haute décoration du pays. Ce geste d’une grande portée symbolique intervient peu de temps après que le Premier ministre japonais, Sanae Takaichi, eut également honoré le président américain lors de sa propre visite au Japon la semaine dernière. Outre la prestigieuse décoration, une réplique d’une couronne d’or d’une ancienne dynastie coréenne a été offerte à M. Trump.
Le Grand Ordre de Mugunghwa, dont le motif représente une feuille de laurier, est censé incarner la prospérité. En recevant cette distinction, Donald Trump devient le premier président américain à être ainsi honoré. « C’est un grand honneur », a déclaré le président, se disant impatient de porter la décoration. Le bureau présidentiel sud-coréen a précisé que ce cadeau était une illustration de « une nouvelle ère de coexistence pacifique et de croissance commune dans la péninsule coréenne, dans laquelle la Corée du Sud et les États-Unis travailleront côte à côte ».
La rencontre s’est déroulée dans un cadre solennel, au Musée national de Gyeongju, ville hôte du Sommet des dirigeants du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC). Une réunion bilatérale a précédé un déjeuner copieux. Le menu proposé à Donald Trump comprenait des fruits de mer sud-coréens accompagnés d’une sauce aux mille-îles, un clin d’œil à sa ville natale de New York, ainsi que des produits américains tels que du bœuf et des mini-hamburgers.
Lee Jae-myung, qui a pris ses fonctions en juin dernier, s’est montré plus enclin au dialogue avec Pyongyang que son prédécesseur. Il a salué les efforts diplomatiques de Donald Trump envers le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un. Cependant, le président américain a clarifié qu’il n’envisageait pas de rencontrer son homologue nord-coréen durant cette visite. Par ailleurs, le président sud-coréen espère obtenir des avancées dans les négociations visant à réduire les droits de douane, actuellement fixés à 15 %. Donald Trump a, de son côté, indiqué qu’un « accord commercial » avait été conclu, sans toutefois en dévoiler les détails.
Longue discussion attendue avec le président chinois
Donald Trump doit par ailleurs s’entretenir jeudi avec le président chinois Xi Jinping dans le cadre du sommet de l’APEC, afin d’aborder la crise tarifaire qui oppose les deux nations. Certains dirigeants participant au sommet auraient même ajusté leurs agendas pour s’adapter aux disponibilités du président américain. Celui-ci a estimé que leur entretien pourrait durer « trois à quatre heures », exprimant son souhait de voir ces discussions aboutir à des résultats positifs.
Confirmation de l’absence de rencontre avec Kim Jong-un
Interrogé sur la possibilité d’une rencontre avec Kim Jong-un, Donald Trump a maintenu sa position : « Je connais très bien Kim Jong-un. Nous nous entendons très bien. Nous n’arrivions pas vraiment à nous mettre d’accord sur l’heure. Le président Xi arrive demain, et c’est très important pour le monde, pour nous tous », a-t-il confié à Lee Jae-myung, tout en réaffirmant son engagement en faveur de la paix dans la péninsule.
Avant même son arrivée en Corée du Sud, le président américain avait déjà tempéré les attentes quant à une possible rencontre avec le dirigeant nord-coréen, bien qu’il ait déclaré à la presse espérer le voir « dans un avenir pas trop lointain ». Lee Jae-myung, en poste depuis juin, privilégie un dialogue avec Pyongyang. Ce rapprochement contraste avec l’approche de son prédécesseur, et intervient alors que la Corée du Nord a, ces dernières années, cessé ses efforts en vue d’un apaisement des relations.
Un des moments marquants de détente fut en 2003, lorsque Pyongyang rouvrit sa frontière terrestre, fermée depuis 1953. Cependant, suite à l’annonce par la Corée du Nord, en 2006, de son premier essai nucléaire, les perspectives d’une réunification pacifique se sont considérablement réduites.
Au cours de son premier mandat, Donald Trump avait rencontré Kim Jong-un à trois reprises entre 2018 et 2019, lors de rencontres historiques, dont une poignée de main dans la zone démilitarisée. Malgré ces efforts, les pourparlers n’ont pas permis de parvenir à un accord sur la dénucléarisation de la Corée du Nord, ni d’assurer une plus grande ouverture du régime.