Home International La Corée du Sud révèle que la « police cambodgienne » a exigé de l’argent des victimes d’un gang de centres d’appels : PPTVHD36

La Corée du Sud révèle que la « police cambodgienne » a exigé de l’argent des victimes d’un gang de centres d’appels : PPTVHD36

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Publié le 21 octobre 2025. Les scandales de gangs d’escrocs impliquant des Sud-Coréens au Cambodge prennent une tournure plus sombre avec des accusations de corruption au sein même des forces de l’ordre cambodgiennes. Des victimes secourues affirment avoir été rançonnées par la police locale pour des services censés être gratuits, ajoutant une couche de cynisme à la détresse des personnes piégées dans ces réseaux criminels.

  • Des victimes de gangs d’escrocs au Cambodge dénoncent des extorsions de la part de la police cambodgienne.
  • Un Sud-Coréen secouru a témoigné de conditions de détention difficiles et de demandes de pots-de-vin.
  • Des soupçons pèsent sur la complicité de certains policiers cambodgiens avec le crime organisé, rendant les opérations de répression potentiellement inefficaces.

Le Cambodge est en proie à une vague de mécontentement en Corée du Sud, où des citoyens ont été victimes d’enlèvements, de travail forcé et de mauvais traitements, parfois jusqu’à la mort, dans des opérations de gangs de centres d’appels. Dans ce contexte déjà tendu, une nouvelle affaire éclate. Un Sud-Coréen, M. A, âgé d’une vingtaine d’années, a révélé avoir été détenu pendant environ six mois dans ces réseaux, subissant notamment des électrocutions et des agressions physiques avant d’être secouru en septembre dernier. Cependant, sa libération n’a pas marqué la fin de ses épreuves.

Selon son témoignage, une fois pris en charge par les autorités cambodgiennes, il aurait été confié au quartier général de la police provinciale de Sihanoukville où la vie s’est avérée « difficile ». Il a déclaré : « Sans ‘astuce’ (pots-de-vin) à la police locale, la vie en détention est difficile. Même aller aux toilettes coûte de l’argent. » M. A affirme également que des policiers locaux corrompus seraient liés au crime organisé. Il a rapporté avoir été menacé par un responsable chinois d’un réseau criminel, qui lui aurait dit : « Le cercueil est déjà préparé. Par conséquent, si vous signalez, nous le saurons d’abord. » Il se souvient des menaces : « Nous allons vous enterrer ou vous incinérer dans l’incinérateur. »

Cette situation soulève de sérieuses interrogations quant à l’efficacité et à l’intégrité des forces de l’ordre cambodgiennes. Selon Ok Hae-sil, vice-président de l’Association des Sud-Coréens au Cambodge, les policiers cambodgiens gagnent moins d’un million de wons (environ 700 euros) par mois, mais recevraient des pots-de-vin bien supérieurs à leur salaire. Il dénonce les communiqués de presse des autorités locales annonçant des répressions comme de simples « spectacles », arguant que les réseaux criminels ciblés sont souvent ceux qui refusent de payer ou sont moins bien connectés que les plus grands, lesquels parviendraient à fuir avant les descentes de police. Cette hypothèse est étayée par l’exemple du complexe « Prince Complex », une importante base de gangs de centres d’appels, où la plupart des suspects avaient déjà disparu lors d’une descente de police. Sur les milliers de suspects, seuls trois Sud-Coréens étaient présents lors de l’intervention, ayant témoigné avoir entendu la préparation d’une fuite générale avant l’arrivée des forces de l’ordre.

L’indice de perception de la corruption de Transparency International (TI) pour la région Asie-Pacifique place le Cambodge en très mauvaise position, avec 21 points sur 100 l’année dernière, devançant seulement l’Afghanistan, le Myanmar et la Corée du Nord. Une enquête de 2024 a également révélé que 23 % des Cambodgiens reconnaissent avoir corrompu des policiers.

Face à cette crise, les gouvernements sud-coréen et cambodgien ont convenu de la création d’un groupe de travail conjoint et d’une ligne d’assistance téléphonique disponible 24h/24 pour traiter les cas d’enlèvements et de détentions de Sud-Coréens. Les deux pays cherchent à améliorer le partage d’informations et de preuves entre leurs forces de police pour accélérer le rapatriement des ressortissants sud-coréens impliqués dans des crimes. Cependant, des doutes subsistent quant à l’efficacité d’une coopération avec une police suspectée d’accepter des pots-de-vin et de divulguer des informations aux réseaux criminels. Des sources indiquent également une réticence de la part de la police cambodgienne à créer des « départements coréens » dans leurs commissariats, par crainte que leur corruption ne soit mise au jour.

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