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La cour d’appel en ligne confirme le conflit d’intérêts contre Fritz

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Publié le 12 février 2026. La Cour d’appel de Timișoara a confirmé mardi l’existence d’un conflit d’intérêts impliquant le maire Dominic Fritz, une décision qui pourrait entraîner des sanctions administratives mais pas nécessairement sa destitution. Cette affaire, qui remonte à la campagne électorale de 2020, relance les tensions politiques au niveau local.

  • La Cour d’appel de Timișoara a rejeté l’appel de Dominic Fritz contre la décision de l’Agence nationale pour l’intégrité (ANI).
  • L’ANI reproche au maire d’avoir favorisé une entreprise liée à un donateur de sa campagne électorale.
  • Dominic Fritz prévoit de contester la décision devant la Haute Cour de cassation et de justice.

La décision de la cour d’appel, rendue publique ce mardi, confirme les allégations de l’ANI selon lesquelles Dominic Fritz a été en situation de conflit d’intérêts. L’agence avait initialement soulevé la question à l’été 2024, pointant du doigt un prêt contracté par le maire auprès d’un particulier pendant la campagne électorale de 2020. Selon l’ANI, M. Fritz aurait ensuite pris des décisions en faveur d’une entreprise dont ce même particulier, identifié comme Răzvan Negrișanu, conseiller municipal USR, était impliqué. M. Negrișanu avait apporté un soutien financier de 25 000 lei (environ 5 000 euros) à la campagne de M. Fritz.

L’affaire porte sur une résolution du conseil municipal adoptée en novembre 2020, concernant un plan d’aménagement du territoire élaboré par un cabinet d’architectes auquel M. Negrișanu est lié. L’ANI estime que cette résolution a profité à l’entreprise en question, constituant une violation des règles relatives aux conflits d’intérêts.

Dominic Fritz a fermement contesté ces accusations. Il affirme que le prêt a été dûment déclaré et intégralement remboursé après la campagne électorale. Il soutient également que l’approbation du plan de zonage par le conseil municipal n’a en rien bénéficié à l’architecte, qui n’était qu’un prestataire de services.

« L’architecte n’a en aucun cas bénéficié de l’approbation du plan de zonage par le conseil municipal, mais l’a créé uniquement en tant que prestataire de services pour un client. »

Dominic Fritz, maire de Timișoara

La procédure judiciaire a été suspendue début 2025, suite à un recours de M. Fritz devant la Cour constitutionnelle. Cependant, la Cour suprême de cassation et de justice a levé la suspension sur demande de l’ANI et a renvoyé l’affaire devant la cour d’appel de Timișoara, qui a rendu son verdict ce mardi.

M. Fritz a annoncé son intention de porter l’affaire devant la Haute Cour de cassation et de justice. Il est assisté par Maître Ovidiu Podaru, un avocat renommé en droit administratif basé à Cluj. Il a également minimisé les conséquences potentielles d’une éventuelle défaite judiciaire, évoquant une possible réduction de 10 % de son indemnité pendant une période maximale de six mois.

L’annonce du verdict a suscité des réactions vives au niveau local. Des critiques de M. Fritz, notamment des avocats proches du PSD, ont exigé sa démission, arguant que la sanction administrative évoquée par le maire n’est pas suffisante. Ils estiment que le préfet devrait constater la perte de son mandat et prendre les mesures nécessaires.

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