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La Cour rejette la violation de l’immunité du gouverneur Orrego « Diario y Radio Universidad Chile

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Publié le 18 février 2026 à 01h55. La Cour d’appel de Santiago a rejeté la demande du parquet d’Antofagasta visant à lever l’immunité du gouverneur de la région métropolitaine, Claudio Orrego, dans l’enquête ProCultura, portant sur l’utilisation de fonds publics alloués à un programme de prévention du suicide. Cette décision intervient après un autre refus concernant la détention préventive d’Alberto Larraín et d’autres personnes impliquées.

  • La Cour d’appel de Santiago a confirmé l’immunité parlementaire du gouverneur Claudio Orrego dans l’affaire ProCultura.
  • L’enquête porte sur 1,6 milliard de dollars (environ 1,5 milliard d’euros) transférés à la Fondation ProCultura pour le programme « Stay » de prévention du suicide, dont plus d’1,015 million de dollars (environ 940 000 euros) n’auraient pas été justifiés.
  • Le parquet maintient l’existence d’un concert de fraude, tandis que la défense dénonce une accusation infondée et une tentative de déstabilisation politique.

C’est un nouveau revers pour le ministère public dans cette affaire complexe. La Première Chambre de la Cour d’appel de Santiago a statué à l’unanimité contre la levée de l’immunité de Claudio Orrego, alors que le parquet souhaitait pouvoir le poursuivre dans le cadre de l’enquête ProCultura. Cette décision fait suite au refus, la semaine dernière, de la détention préventive d’Alberto Larraín et des autres personnes accusées de fraude dans cette affaire.

Au cœur de l’enquête se trouve la destination de 1,6 milliard de dollars (environ 1,5 milliard d’euros) transférés du gouvernement métropolitain à la Fondation ProCultura. Ces fonds étaient destinés à financer le programme de prévention du suicide « Stay ». Selon les actions civiles intentées par le gouvernement lui-même, plus de 1,015 million de dollars (environ 940 000 euros) n’auraient pas été correctement comptabilisés.

Lors de l’audience, le procureur Cristián Aguilar a défendu la demande d’immunité, affirmant qu’elle visait uniquement à obtenir des mesures de précaution après la formalisation de l’enquête. Il a souligné qu’il ne s’agissait pas d’une accusation formelle à l’encontre de Claudio Orrego, mais d’une nécessité d’examiner la relation entre le gouverneur et le cofondateur de Procultura pour déterminer si un accord a été conclu de manière régulière.

« Nous faisons cette demande uniquement pour demander des mesures de précaution au tribunal après avoir formalisé l’enquête »,

Cristián Aguilar, procureur

Le procureur a également insisté sur l’existence d’éléments laissant présumer un concert de fraude :

« Avons-nous fourni suffisamment d’informations de base ? Nous le pensons, tant en ce qui concerne l’existence du crime que sa participation. On comprend qu’il y a concert, qu’il y a fraude. Comprenons-nous qu’il y a eu un préjudice pour l’État ? Oui. »

Cristián Aguilar, procureur

Malgré cette conviction, la Cour d’appel a refusé de lever l’immunité de Claudio Orrego. Le procureur Aguilar a déclaré attendre les motifs de la décision pour déterminer les prochaines étapes de l’enquête.

« Nous ne connaissons pas le contenu de la phrase, nous ne pouvons donc pas nous référer aux arguments que l’Illustre Tribunal a dû adopter cette décision (…) Nous ne pouvons pas définir les étapes à suivre pour l’instant. »

Cristián Aguilar, procureur

De son côté, l’avocat du gouverneur Orrego, Ciro Colombara, a vivement critiqué le travail du parquet d’Antofagasta, qualifiant la demande d’immunité d’« imprudente » et entachée d’« erreurs juridiques graves ». Il a également rappelé que le gouvernement régional lui-même avait déposé plainte contre ProCultura.

« La demande d’immunité est imprudente, elle contient des erreurs très graves d’un point de vue juridique et de graves erreurs de droit. »

Ciro Colombara, avocat du gouverneur Orrego

L’avocat a salué la décision de la Cour, la considérant comme une reconnaissance de l’absence de tout comportement répréhensible de la part de son client :

« Ici, il n’y a eu aucun comportement pénalement répréhensible de toute sorte. Nous maintenons également qu’il n’y a même pas eu de violation administrative ou de quelque nature que ce soit. »

Ciro Colombara, avocat du gouverneur Orrego

Il a insisté sur le fait que le programme « Stay » était un projet réel et participatif, et que les fonds publics avaient été utilisés de manière transparente. Il a également souligné que le gouvernement régional avait immédiatement porté plainte contre ProCultura en cas d’irrégularités.

L’avocat Colombara a laissé entendre que des poursuites judiciaires contre le ministère public pourraient être envisagées, dénonçant une « erreur très grave » du parquet d’Antofagasta et une tentative de discréditer le gouverneur Orrego.

Enfin, il a exprimé son espoir que cette décision mettra fin aux attaques contre Claudio Orrego et permettra à l’enquête sur l’affaire ProCultura de se poursuivre sereinement.

Le procureur Aguilar a souligné l’impact social du projet « Stay », qui visait à aider les jeunes adultes en situation de détresse psychologique après la pandémie de Covid-19, et a regretté que les fonds alloués n’aient pas atteint leur destination.

« Nous parlons d’un projet social qui a eu un impact dans cette époque post-pandémique en l’an deux mille vingt-deux, à ces jeunes adultes qui avaient des tendances suicidaires (…) et il s’avère que ces argents ne sont pas arrivés. »

Cristián Aguilar, procureur

L’avocat Colombara a, pour sa part, défendu l’immunité parlementaire comme une garantie de l’autonomie des pouvoirs démocratiques et a accusé le parquet d’ignorer le travail du gouvernement régional et les contrôles mis en place pour assurer la bonne utilisation des fonds publics.

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