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La Cour suprême accepte l’annulation absolue de la vente aux enchères de biens saisis sans autorisation du Trésor – DOE

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Publié le 18 février 2026 20h00. La Cour suprême du Chili a annulé la vente aux enchères d’un bien saisi, estimant qu’elle avait été réalisée illégalement en l’absence d’autorisation de l’autorité compétente, le Trésor Général de la République.

  • La Cour suprême a confirmé la nullité absolue de l’adjudication d’un bien saisi.
  • L’absence d’autorisation du Trésor Général de la République pour la vente aux enchères est au cœur de la décision.
  • La Cour a rappelé l’importance de respecter les procédures légales en matière de saisie et de vente de biens.

Un litige concernant la vente d’un bien saisi a abouti à une décision majeure de la Cour suprême chilienne. L’affaire, portant le numéro 1.933-2025, a été jugée le 17 février 2026. La Cour a donné raison au demandeur, annulant ainsi l’adjudication d’un bien initialement saisi par le Trésor Général de la République (TGR). La vente avait été effectuée sans l’approbation préalable de l’organisme ayant ordonné la saisie, ce qui constitue une violation du Code civil.

L’origine du conflit remonte à une procédure judiciaire initiale, enregistrée sous le numéro C-1410-2017 devant le deuxième tribunal civil de Talcahuano. Le demandeur contestait la validité de la vente forcée et de l’adjudication du bien, arguant que la saisie avait été ordonnée dans le cadre d’une procédure administrative (Rôle n° 10.179-2014) menée par le TGR. Il soulignait que la vente aux enchères avait eu lieu sans l’autorisation requise, en violation des articles 1464 n° 3, 1810 et 1682 du Code civil.

En première instance, le tribunal avait donné raison au demandeur. Cependant, la Cour d’appel de Concepción a annulé cette décision le 26 décembre 2024, rejetant la demande. Le demandeur a alors fait appel de cette décision devant la Cour suprême, invoquant à nouveau les articles du Code civil qu’il estimait avoir été violés.

La Cour suprême a finalement confirmé la décision initiale du tribunal de première instance. Elle a souligné que le jugement de la Cour d’appel était entaché d’erreurs juridiques, notamment en ne tenant pas compte du fait que la vente aux enchères n’avait pas été autorisée par l’autorité compétente, à savoir le TGR. La Cour a rappelé que l’article 1464 n° 3 du Code civil stipule que l’aliénation de biens saisis est illégale, sauf autorisation du juge ayant ordonné la saisie ou consentement du créancier.

Un point crucial de l’affaire concernait la détermination de l’autorité compétente pour autoriser la vente. La Cour suprême a clairement établi que c’est le juge qui a initialement ordonné la saisie qui doit donner son accord, car il est le mieux placé pour évaluer l’impact de la vente sur les garanties du créancier. Dans ce cas précis, la saisie avait été décrétée dans le cadre d’une procédure de recouvrement administrative menée par le TGR, dont les agents agissent en tant que juges au fond conformément au Décret suprême n° 1 de 1994 du Ministère des Finances.

En conséquence, la Cour suprême a accueilli le recours, invalidé le jugement de la Cour d’appel et rétabli la décision initiale du tribunal de première instance, déclarant la nullité absolue de la vente et de l’enregistrement conservatoire correspondant. Arrêt de la Cour suprême N° 1 933-2025. Sentence de remplacement.

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