Home Accueil La Cour suprême refuse d’accepter un plaidoyer en faveur d’une enquête du SIT sur les allégations de fraude sur la liste électorale de Rahul Gandhi

La Cour suprême refuse d’accepter un plaidoyer en faveur d’une enquête du SIT sur les allégations de fraude sur la liste électorale de Rahul Gandhi

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Publié le 2025-10-13 09:14:00. La Cour suprême indienne a rejeté, le 13 octobre, une demande d’enquête approfondie sur des allégations de manipulation des listes électorales, soulevées suite aux élections législatives de 2024. La plus haute juridiction du pays a renvoyé le requérant devant la Commission électorale indienne (CEI).

  • La Cour suprême a refusé d’examiner une requête visant à lancer une enquête par une équipe spéciale (SIT) sur des irrégularités présumées dans les listes électorales de la circonscription centrale de Bengaluru.
  • Le tribunal a estimé que le pétitionnaire devait d’abord épuiser les voies de recours devant la Commission électorale indienne (CEI).
  • La requête dénonçait des anomalies telles que des électeurs invalides et des doublons, remettant en cause l’intégrité du processus électoral.

La requête, déposée par Rohit Pandey, faisait suite à des accusations formulées par Rahul Gandhi, chef de l’opposition, concernant des manipulations présumées des listes électorales dans le district de Mahadevapura, relevant de la circonscription centrale de Bengaluru. L’auteur de la pétition affirmait avoir mené une enquête indépendante et avoir trouvé des « éléments prima facie » démontrant une tentative systémique de fausser la valeur des votes légaux.

Selon les informations avancées dans la requête, 40 009 électeurs auraient été invalides et 10 452 inscriptions seraient en double. Le document soulignait également des cas de numéros d’identification d’électeur (EPIC) différents pour une même personne dans différents États, ainsi que des adresses personnelles et des noms de père identiques pour plusieurs électeurs. Des anomalies flagrantes, comme 80 électeurs recensés à une seule adresse modeste, étaient citées pour étayer les doutes sur l’authenticité des listes et la possibilité de fraudes électorales.

La pétition argüait qu’une telle manipulation à grande échelle porterait atteinte aux principes constitutionnels du suffrage universel, de l’égalité devant la loi et du droit à une participation démocratique significative. Elle mettait en avant que ces falsifications enfreindraient l’esprit de l’article 326 (suffrage universel adulte), l’article 324 (supervision des élections par la CEI) ainsi que les articles 14 (égalité devant la loi) et 21 (droit à la vie et à la liberté) de la Constitution indienne. Le requérant soutenait que ces pratiques allaient à l’encontre du principe fondamental « une personne, une voix » (articles 325 et 326), diluant la valeur des votes exprimés légalement.

Avant d’être rejetée par la Cour suprême, la requête demandait également que toute révision ou finalisation des listes électorales soit suspendue jusqu’à la mise en œuvre des directives de la Cour et la réalisation d’un audit indépendant. Le pétitionnaire souhaitait également que la CEI établisse des directives contraignantes pour garantir la transparence, la responsabilité et l’intégrité du processus d’établissement et de mise à jour des listes électorales, notamment en matière de détection et de prévention des doublons ou des inscriptions fictives. La demande incluait aussi la publication des listes dans des formats accessibles et lisibles par machine pour faciliter la vérification et l’audit public.

Le banc de juges Surya Kant et Joymalya Bagchi a initialement suggéré au pétitionnaire de s’adresser à la Commission électorale indienne. L’avocat du requérant a alors précisé que sa représentation avait déjà été soumise à la CEI sans qu’aucune action n’ait été entreprise. La Cour a finalement refusé de se saisir du dossier, indiquant que le requérant « pouvait » toujours poursuivre ses démarches auprès de la CEI. Bien que l’avocat ait demandé à ce qu’un délai soit fixé pour une décision de la CEI, les juges ont refusé d’émettre une telle injonction.

« Nous avons entendu l’avocat du pétitionnaire. Nous ne sommes pas enclins à examiner la requête, prétendument déposée dans l’intérêt public. Le pétitionnaire peut poursuivre devant la CEI, s’il le juge opportun. »

La Cour suprême

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