Home Sports La crise au Mexique met en danger les matches de barrage de la Coupe du monde 2026 pour des équipes comme la Bolivie et l’Irak | Football | Sportif

La crise au Mexique met en danger les matches de barrage de la Coupe du monde 2026 pour des équipes comme la Bolivie et l’Irak | Football | Sportif

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Publié le 24 février 2026 13:55:00. L’assassinat du chef du puissant cartel de Jalisco Nueva Generación (CJNG), Nemesio Oseguera Cervantes, alias « El Mencho », par l’armée mexicaine a plongé plusieurs villes hôtes de la Coupe du monde 2026 dans l’incertitude, suscitant des inquiétudes quant à la sécurité des équipes et des supporters.

La mort de « El Mencho », survenue dimanche dernier, a déclenché une vague de violence à travers le Mexique, avec des blocages routiers, des incendies de véhicules et des attaques ciblant des commerces. Ces incidents ont mis en péril la tenue des matchs de qualification pour la Coupe du monde 2026 dans les villes de Guadalajara et Monterrey, et ont conduit les confédérations concernées à entamer des discussions avec le gouvernement mexicain concernant un éventuel changement de site.

Selon des informations confirmées par le journal El País, les confédérations représentant la Bolivie, le Suriname, la Jamaïque, la Nouvelle-Calédonie, la République démocratique du Congo et l’Irak envisagent sérieusement cette option. Les équipes européennes ne sont pas concernées par ces discussions, leurs éliminatoires se déroulant sur le Vieux Continent. Les rencontres se joueraient actuellement dans les stades d’Akron et BBVA.

La situation a entraîné des perturbations majeures dans la vie quotidienne de plusieurs régions du Mexique. Les cours ont été suspendus, le transport par autobus a été interrompu pendant deux jours suite au blocage de plus de 250 routes dans au moins six États. La ville de Guadalajara et la station balnéaire de Puerto Vallarta sont particulièrement touchées, mais le gouverneur de Jalisco, Pablo Lemus, a assuré que la normalité devrait être rétablie d’ici mercredi.

La FIFA, qui n’a pas encore publié de communiqué officiel, est désormais chargée de prendre une décision rapide concernant l’avenir de ces matchs de qualification. L’article 6.9 de son règlement lui confère le pouvoir d’annuler, de reprogrammer ou de déplacer des rencontres pour des raisons de force majeure, de santé, de sûreté ou de sécurité. Les experts soulignent que de telles décapitations de cartels sont souvent suivies d’une escalade de la violence, surtout en l’absence de mesures préventives et de démantèlement des réseaux de protection.

Cette situation rappelle des précédents. En 1986, la Coupe du monde, marquée par la fameuse « main de Dieu » de Maradona, avait été initialement attribuée à la Colombie, mais les exigences de la FIFA en matière d’infrastructures avaient contraint le gouvernement colombien à renoncer à l’organisation de l’événement. L’opération qui a mené à la mort d’El Mencho est considérée comme le coup le plus dur porté aux cartels depuis la recapture d’El Chapo Guzmán il y a dix ans.

La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a tenté de rassurer l’opinion publique en affirmant que « toutes les garanties » sont en place pour accueillir la Coupe du monde et qu’« il n’y a aucun risque pour les visiteurs ». Nemesio Oseguera Cervantes était à la tête de l’un des cartels les plus puissants du Mexique, avec une présence étendue sur le territoire national et une influence internationale.

Le débat reste ouvert quant à la capacité du gouvernement mexicain à assurer la sécurité des équipes et des supporters, et l’issue de cette crise pourrait avoir des conséquences importantes pour l’organisation de la Coupe du monde 2026.

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