Home International La « Cuisine privée Xia Ji » de Foshan est soupçonnée d’avoir abattu des chats vivants pour cuisiner « le dragon, le tigre et le phénix ». Les autorités ont enquêté et ont ordonné la fermeture de l’entreprise pour rectification︱Yahoo

La « Cuisine privée Xia Ji » de Foshan est soupçonnée d’avoir abattu des chats vivants pour cuisiner « le dragon, le tigre et le phénix ». Les autorités ont enquêté et ont ordonné la fermeture de l’entreprise pour rectification︱Yahoo

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Publié le 2 novembre 2025 à 07:58. Un restaurant de Foshan, dans la province du Guangdong, est au cœur d’une enquête après des accusations de mise à mort de chats vivants pour préparer des plats traditionnels. Les autorités ont ordonné la fermeture temporaire de l’établissement pour vérification.

  • Le restaurant « Cuisine privée Xia Ji » est soupçonné d’avoir tué des chats pour concocter un plat appelé « Dragon, Tigre et Phénix ».
  • Les autorités sanitaires ont mené une enquête sur place et ordonné la fermeture de l’établissement pour rectification.
  • Bien que la consommation de viande de chat ne soit pas universellement interdite en Chine, des risques sanitaires importants sont pointés du doigt.

L’affaire a éclaté le 30 octobre dernier lorsqu’une publication sur WeChat Moments, attribuée au restaurant « Cuisine privée Xia Ji » situé dans le district de Nanhai à Foshan, a suscité l’indignation. Le message, accompagné de photos, faisait état de l’arrivée de « Miaou Miaou Miaou » et de la préparation de plats de « Dragon, Tigre et Phénix ». Les images montraient plusieurs chats enfermés dans des cages, dont un transporté vers ce qui semblait être une zone d’abattage.

Cette publication a déclenché une vague de condamnations sur les réseaux sociaux, accusant le restaurant de cruauté envers les animaux et de non-respect des normes de sécurité alimentaire. Le plat « Dragon, Tigre et Phénix » est une préparation traditionnelle combinant viande de serpent (dragon), de chat (tigre) et de poulet (phénix).

Face à l’ampleur de la polémique, des volontaires se sont rendus sur place le lendemain, le 31 octobre, en se faisant passer pour des clients. Selon leurs observations, aucun chat n’était présent dans les cuisines. Le responsable du restaurant aurait démenti la présence de chats, affirmant qu’il s’agissait uniquement de quelques chiens élevés par la famille et parlant d’un « malentendu » en ligne. Les volontaires restent cependant sceptiques quant à la disparition soudaine des animaux mentionnés dans la publication.

Le Bureau de surveillance du marché du district de Nanhai a confirmé avoir reçu la plainte et avoir lancé une enquête. Un représentant du Bureau de la publicité, des sports, du tourisme et de l’éducation de la ville de Jiujiang a indiqué qu’un groupe de travail avait été dépêché sur les lieux. Après inspection des cuisines, chambres froides et zones de stockage, aucun ingrédient tel que de la viande de chat ou de serpent n’a été découvert. Le restaurant a néanmoins reçu l’ordre de cesser ses activités pour une période de rectification.

Actuellement, plusieurs plateformes de livraison de repas indiquent que « Cuisine privée Xia Ji » est « Fermé ». Un message laissé par le restaurant sur l’une d’elles tente de clarifier la situation :

« Tout le monde a mal compris. Ils ont été élevés par un ami. Nous avons juste aidé au traitement. »

Cette explication n’a cependant pas convaincu de nombreux internautes.

Il est important de noter qu’il n’existe pas, à l’heure actuelle, d’interdiction nationale claire et explicite de consommer de la viande de chat en Chine. Cependant, le Catalogue national des ressources génétiques avicoles et animales, publié en mai 2025 par le ministère de l’Agriculture et des Affaires rurales, a exclu les chats et les chiens de la liste des animaux considérés comme du bétail d’élevage. Les experts soulignent par ailleurs que l’absence de réglementation officielle concernant la quarantaine et l’abattage de ces animaux rend la consommation de leur viande particulièrement risquée pour la santé publique. La majorité de ces viandes proviendrait d’animaux errants ou volés.

Certaines villes chinoises ont néanmoins pris les devants en légiférant localement. Shenzhen, par exemple, a adopté en mars 2025 un règlement interdisant totalement la consommation de viande de chats et de chiens, sous peine d’amendes salées. Ces incidents rappellent également d’autres affaires similaires, comme celle révélée en décembre 2024 dans le village de Meinan, également à Foshan, où des dizaines de chats avaient été retrouvés piégés dans des cages, soulevant à nouveau le débat sur la protection animale et les habitudes alimentaires.

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