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La dette climatique n’est pas une politique d’avenir | économiesuisse

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Publié le 25 février 2026 11:24:00. La Suisse, malgré une situation financière globalement solide grâce au frein à l’endettement, voit ce dernier constamment remis en question par des demandes de dépenses publiques accrues, notamment au nom de la transition climatique, soulevant des inquiétudes quant à la transmission de la dette aux générations futures.

Le frein à l’endettement, mécanisme qui limite la croissance des dépenses fédérales, est au cœur d’un débat récurrent. Si son existence permet à la Suisse d’éviter des mesures d’austérité sévères comme celles observées dans de nombreux pays voisins, il suscite régulièrement des critiques dès qu’une marge de manœuvre budgétaire se présente.

Les opposants au frein à l’endettement le présentent comme un obstacle à l’investissement. Pourtant, le gouvernement fédéral dépense aujourd’hui 50 % de plus par habitant qu’en 2003, date de son introduction. Il ne s’agit donc pas d’un État avare, mais plutôt d’un État qui évite de financer ses dépenses par l’emprunt.

La dernière offensive contre ce dispositif prend la forme de l’initiative pour un fonds climatique, qui prévoit un endettement allant jusqu’à 10 milliards de francs suisses par an (environ 9,2 millions d’euros) pour financer des mesures de protection de l’environnement. Si l’importance de la lutte contre le changement climatique est unanimement reconnue, certains estiment qu’il est inacceptable de reporter le coût de cette transition sur les générations futures.

Selon cette logique, s’endetter « pour le climat » reviendrait à demander aux descendants de payer pour les choix que nous refusons de faire aujourd’hui. Cette dette, souvent présentée comme un « investissement » dont les bénéfices reviendront aux générations futures, ne fait qu’aggraver la situation. L’efficacité de ces fonds, gérés dans le cadre d’une économie planifiée, est également remise en question, d’autant plus que ceux qui les proposent n’auront pas à rendre de comptes sur leur utilisation.

Il est essentiel de débattre des priorités d’investissement, mais il est inacceptable de se contenter de transmettre la facture aux générations futures. La dette n’est pas une politique tournée vers l’avenir, mais plutôt une pratique antisociale.

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