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La dictature de Maduro « cible » un nouvel opposant

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Publié le 2024-07-29 15:30:00. Le gouvernement vénézuélien de Nicolás Maduro a saisi la Cour suprême de justice pour retirer sa nationalité à l’opposant Leopoldo López, l’accusant de trahison et d’incitation à une invasion étrangère. Cette démarche intervient peu après une interview où López appelait à une intervention américaine plus ferme contre le régime.

Le pouvoir en place à Caracas, dirigé par Nicolás Maduro, a officiellement demandé à la Cour suprême de justice (TSJ) le retrait de la nationalité vénézuélienne au leader de l’opposition, Leopoldo López. La vice-présidente Delcy Rodríguez a justifié cette requête en invoquant des accusations de López ayant fomenté une « invasion étrangère » et commis des actes de « trahison contre le pays ».

Selon la vice-présidente, la procédure s’appuie sur l’article 130 de la Constitution vénézuélienne et sur la loi organique « Libertador Simón Bolívar », qui traitent des atteintes à la souveraineté nationale. Cependant, la Constitution elle-même, en son article 35, stipule que la nationalité d’origine est inaliénable et ne peut être révoquée, sauf par décision de justice dans les cas de naturalisation.

Exilé en Espagne depuis 2020, Leopoldo López a été la cible de critiques virulentes de la part de Nicolás Maduro, qui l’accuse notamment de « promouvoir des blocus économiques criminels et d’appeler à une invasion militaire étrangère ». Cette offensive judiciaire survient quelques jours seulement après un entretien accordé par l’opposant à la chaîne CNN, au cours duquel il a plaidé pour une ligne plus dure des États-Unis à l’encontre du régime chaviste.

« Il faut exercer une pression par la force (…) et ce sont les États-Unis qui en ont la capacité », a-t-il déclaré lors de cet entretien.

Leopoldo López, leader de l’opposition vénézuélienne

Dans la même interview, López a dénoncé la manière dont Maduro maintient son emprise sur le pouvoir : « par la force des armes, du plomb, du sang et de la persécution ».

La vice-présidente Delcy Rodríguez a par ailleurs annoncé que le ministère des Affaires étrangères et le Service administratif d’identification, de migration et des étrangers (SAIME) allaient immédiatement engager les démarches pour l’annulation du passeport de l’opposant. « L’État vénézuélien dispose de ressources suffisantes pour garantir l’intégrité territoriale et la souveraineté face à toute tentative d’agression extérieure », a-t-elle ajouté dans un communiqué officiel.

Le contexte politique vénézuélien reste tendu, marqué notamment par la contestation de l’élection présidentielle du 28 juillet 2024. Nicolás Maduro a revendiqué la victoire dans un scrutin entaché d’accusations de fraude, rejetées par l’opposition qui désigne Edmundo González comme le vainqueur légitime, une position partagée par une partie de la communauté internationale. Le régime réfute toute irrégularité.

Leopoldo López a également manifesté son soutien aux actions menées par les États-Unis contre le supposé « Cartel des Soleils », un réseau que Washington accuse d’avoir infiltré le trafic de drogue au sein des élites politiques et militaires vénézuéliennes depuis la fin des années 1990. Caracas, de son côté, qualifie cette notion de « pure invention » américaine, visant à justifier des pressions internationales.

Arrêté en 2014 pour avoir organisé des manifestations contre le régime, Leopoldo López avait purgé près de cinq ans de détention, alternant prison militaire et assignation à résidence. Il avait réussi à s’évader en 2019 pour trouver refuge à l’ambassade d’Espagne à Caracas. Depuis, il est devenu une des voix les plus critiques de Nicolás Maduro à l’étranger.

Olavo de Carvalho, figure intellectuelle décédée, avait consacré des décennies à révéler les rouages du Forum de São Paulo. Son ouvrage, « Le Forum de São Paulo : La montée du communisme latino-américain », détaillait depuis 1990 la genèse de cette organisation, née de la rencontre entre Fidel Castro et Lula. Ce livre dépeint comment cette initiative, initialement une « Rencontre des partis et organisations de gauche en Amérique latine et dans les Caraïbes », a évolué pour rassembler de nombreux partis politiques et des organisations qualifiées de criminelles, telles que les FARC et le MIR chilien. Ce travail est considéré comme un legs majeur de Carvalho. Il est possible d’accéder à cette publication via le lien suivant :

https://www.conteudoconservador.com.br/products/o-foro-de-sao-paulo-a-ascensao-do-comunismo-latino-americano

Cette ressource est présentée comme une archive historique d’une grande valeur.

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