Home Divertissement La famille de B-King dit au revoir au chanteur de Medellín: « Rien ne va nous le retourner »

La famille de B-King dit au revoir au chanteur de Medellín: « Rien ne va nous le retourner »

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Publié le 2025-10-03 06:26:00. Plus de 200 personnes ont honoré la mémoire du chanteur colombien Bayron Sánchez, alias B-King, décédé tragiquement au Mexique, en portant du blanc lors de ses funérailles à Medellín. Cet hommage symbolique, une demande de sa famille, visait à marquer un désir de paix et de lumière après le drame.

  • Bayron Sánchez, connu sous le nom de B-King, et le DJ Jorge Luis Herrera Lemos (Clown Regio) ont été retrouvés morts au Mexique le 22 septembre 2025.
  • Les deux musiciens avaient disparu le 16 septembre, et leurs corps démembrés ont été découverts le 17 septembre, accompagnés d’un « narcomensaje » attribué au cartel de la Famille Michoacana.
  • Une enquête complexe mêlant musique, trafic de drogue et crime organisé est en cours, considérée comme un enjeu diplomatique entre la Colombie et le Mexique.

La famille et les proches de Bayron Sánchez ont choisi de marquer une rupture avec le deuil traditionnel, préférant une cérémonie en blanc pour symboliser la paix et la lumière. « Ce que nous voulons, c’est la tranquillité, fermer ce chapitre », a déclaré Estefanía Agudelo, sœur du chanteur, unique déclaration de la famille aux médias. Les détails de l’enquête, marqué par la douleur, restent en retrait, même si quatre Colombiens ont été arrêtés au Mexique, potentiellement impliqués dans le double homicide.

La mort de B-King et de Clown Regio est devenue un sujet d’État pour la Colombie et le Mexique. Les informations préliminaires suggèrent que les mafias mexicaines auraient averti Jorge Luis Herrera Lemos de ne pas fréquenter certaines zones de Mexico, notamment en raison de son implication présumée dans le trafic de « Tusi », une drogue synthétique également connue sous le nom de cocaïne rose. Bayron Sánchez, invité par le DJ pour une performance, se trouvait au Mexique depuis quelques jours seulement, selon ses proches, infirmant une possible implication dans les affaires de Clown Regio.

L’environnement du chanteur le décrit comme un jeune homme bon et plein de joie. Sa grand-mère maternelle a témoigné de sa noblesse : « Mon frère est au paradis et c’est la seule chose qui compte pour nous maintenant… C’était un enfant de la lumière et je m’en souviendrai. » La famille s’en remet à une justice divine, espérant que celle-ci rétablira l’ordre face à l’inhumanité des actes commis.

Les tatouages de B-King racontent une partie de son parcours : le nom de sa mère sur un bras, la Vierge de Guadalupe sur l’autre, symbole du pays où il a trouvé la mort. Sa petite amie, Daniela Pérez, se souvient de ses récentes déclarations sur « la vie éternelle », s’interrogeant sur une possible prescience. Le producteur Denny Way, qui a collaboré avec lui depuis 2009, souligne l’évolution de sa musique, passant d’un reggaeton commercial à des sonorités plus proches du « dancehall » et de l’« Afro Beat », tout en conservant des messages de positivisme et de spiritualité.

Dès l’âge de neuf ans, Bayron Sánchez rêvait de devenir chanteur. À 15 ans, il enregistrait son premier titre, « Amiga », avec Denny Way, une expérience marquée par sa persévérance. Daniel Moreno, alias DJ Pimo, le décrit comme un « guerrier », un « paisa » (terme colombien pour désigner quelqu’un de fort et d’excellent). Il évoque leur parcours commun, des premières scènes aux « écoles et stations », comparant leur ascension à celle de Maluma.

Après une période de ralentissement due à la fin d’un sponsoring, B-King connaissait un regain de carrière cette année. L’invitation au Mexique par Regio Clown semblait être une opportunité majeure. C’est dans ce pays, qu’il avait symbolisé par la Vierge de Guadalupe, qu’il a chanté pour la dernière fois avant de trouver la mort. Ses obsèques à Medellín ont été ponctuées par des classiques de la musique mexicaine, comme « Como quien pierde una estrella » ou « Amor eterno », résonnant comme un dernier hommage au « roi » qu’il était devenu.

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