Publié le 12 février 2026 à 06h11. Huawei lance une fonctionnalité innovante sur ses montres connectées capable d’évaluer le risque de diabète grâce à la technologie PPG, une avancée qui pourrait faciliter le dépistage précoce de cette maladie en pleine expansion, notamment au Moyen-Orient.
- Huawei a intégré une fonctionnalité d’évaluation du risque de diabète à sa gamme de montres connectées.
- Cette technologie utilise la photopléthysmographie (PPG) pour analyser les signaux cardiovasculaires et fournir une indication précoce d’un potentiel diabète.
- L’entreprise souligne qu’il s’agit d’un outil de sensibilisation et non d’un dispositif médical de diagnostic.
Face à l’augmentation mondiale des cas de diabète – des centaines de millions de personnes en sont atteintes, dont près de la moitié sans diagnostic formel, selon la Fédération internationale du diabète – Huawei propose une solution de dépistage accessible et peu coûteuse. La nouvelle fonctionnalité, basée sur la technologie PPG, vise à encourager les utilisateurs à consulter un médecin en cas de risque détecté.
La photopléthysmographie, ou PPG, est une technique optique qui mesure les variations du flux sanguin sous la peau. Les capteurs intégrés aux montres intelligentes de Huawei enregistrent les schémas de fréquence cardiaque, la microcirculation et les réponses vasculaires susceptibles d’être liées à des troubles métaboliques. Après une période de port de trois à quatorze jours, l’application associée affiche un niveau de risque : faible, moyen ou élevé. Il est crucial de souligner que cette évaluation ne remplace en aucun cas un diagnostic médical confirmé par des analyses en laboratoire.
« Cette fonction n’est pas un dispositif médical », insiste Huawei, précisant que les résultats obtenus doivent être considérés comme un signal d’alerte incitant à une consultation médicale approfondie. Cette approche est conforme aux réglementations sanitaires en vigueur dans différents pays et s’inscrit dans une volonté de connecter les modes de vie numériques aux services médicaux traditionnels, en particulier pour les populations ayant un accès limité aux contrôles de routine.
L’utilisation du PPG comme méthode initiale d’évaluation des risques est soutenue par plusieurs experts. Lors de l’Exposition mondiale de la santé de Dubaï 2026, le professeur Jiguang Wang a estimé que les signaux cardiovasculaires émis par les appareils portables peuvent refléter les changements physiologiques associés au diabète. Huawei a développé cette technologie grâce à ses centres de recherche Health Labs en Chine et en Finlande, où une équipe multidisciplinaire a étudié la relation entre la fréquence cardiaque, la fonction endothéliale et le métabolisme pour optimiser la précision de l’algorithme.
Cette innovation est particulièrement pertinente pour le Moyen-Orient, où les Émirats arabes unis affichent l’un des taux de prévalence du diabète les plus élevés au monde. Les modes de vie modernes et les facteurs de risque métaboliques exercent une pression croissante sur le système de santé. Le dépistage numérique du diabète, simple d’utilisation, représente donc une solution stratégique. Huawei prévoit de déployer rapidement ses fonctionnalités avancées sur les marchés mondiaux, dont les Émirats arabes unis, en collaborant avec des institutions médicales locales.
La fonctionnalité d’évaluation du risque de diabète est actuellement disponible sur la HUAWEI WATCH GT 6 Pro grâce à une mise à jour logicielle OTA. Huawei prévoit d’étendre la compatibilité à d’autres modèles afin de permettre à un plus grand nombre d’utilisateurs de bénéficier de cette surveillance passive de leur santé. Cette technologie vient compléter l’écosystème de fonctionnalités de santé de Huawei, qui comprend déjà la surveillance de la pression artérielle, de l’oxygène et de la fréquence cardiaque, offrant ainsi une vision plus complète de l’état de santé de l’utilisateur.
L’augmentation des taux de diabète nécessite une approche plus proactive de la santé. La fonctionnalité de risque de diabète de Huawei illustre le rôle que peuvent jouer les appareils grand public dans la prévention, et pas seulement dans le traitement. Un dépistage précoce plus large offre aux individus la possibilité d’adopter un mode de vie plus sain avant que des complications ne surviennent. C’est là que réside l’avenir de la santé numérique : une technologie au service d’une prise en charge plus précoce et plus intelligente de son propre corps.