Publié le 2025-10-17 11:29:00. Paris et Londres travaillent à l’élaboration d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU visant à établir les bases d’une future force internationale à Gaza. Cette initiative intervient dans un contexte de cessez-le-feu fragile et de discussions diplomatiques intenses pour stabiliser la région.
- La France et le Royaume-Uni, en concertation avec les États-Unis, finalisent un projet de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.
- Cette résolution jetterait les bases juridiques et opérationnelles d’une force internationale de stabilisation à Gaza.
- Plusieurs pays ont déjà manifesté leur intérêt pour contribuer à cette mission.
La perspective d’une force internationale à Gaza prend forme alors que la communauté internationale cherche à consolider la stabilité dans l’enclave palestinienne. La France a souligné l’importance d’un mandat de l’ONU pour conférer à une telle mission une légitimité et une solidité juridiques internationales, tout en facilitant la mobilisation des contributions des États membres. Les discussions actuelles visent à concrétiser cette proposition dans les plus brefs délais.
Selon des informations émanant de hauts conseillers américains, la planification de cette force a débuté parallèlement au maintien d’un cessez-le-feu précaire entre Israël et le Hamas, sous l’égide de la médiation américaine. La Maison Blanche a confirmé que des discussions étaient en cours avec de nombreux pays susceptibles de participer à cet effort, ainsi qu’avec le Conseil de sécurité de l’ONU pour obtenir son soutien formel.
L’idée d’une force de stabilisation à Gaza a fait l’objet de discussions approfondies lors d’une rencontre à Paris le 10 octobre, réunissant d’autres puissances européennes et arabes. L’objectif était d’affiner les concepts de la transition post-conflit et de définir le rôle et la structure d’une présence internationale. Il est précisé que cette force ne serait pas une opération de maintien de la paix officielle des Nations Unies, mais s’apparenterait davantage à des missions antérieures autorisées par le Conseil de sécurité, comme celle déployée en Haïti pour lutter contre les groupes armés. Une telle résolution habiliterait les États contributeurs à prendre « toutes les mesures nécessaires », terme signifiant le recours à la force si besoin, pour remplir leur mandat.
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a toutefois averti que la mise en place de cette force prendrait du temps. « Les termes de référence sont encore en cours d’élaboration. Il existe une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la création de la force, ou j’espère qu’elle le sera, mais les termes de référence plus larges n’ont pas encore été convenus », a-t-il déclaré au Parlement.
Plusieurs nations ont déjà exprimé leur disposition à participer à cette force internationale. Les États-Unis envisagent des contributions de pays tels que l’Indonésie, les Émirats arabes unis, l’Égypte, le Qatar et l’Azerbaïdjan. L’Italie a publiquement indiqué sa volonté de s’engager. En septembre dernier, le président indonésien Prabowo Subianto avait annoncé, devant l’Assemblée générale des Nations Unies, que son pays était prêt à déployer 20 000 soldats, voire davantage, pour contribuer à la pacification de Gaza, à condition qu’une résolution de l’ONU soit adoptée.
Un soutien plus large à une telle mission s’est manifesté le mois dernier lorsque l’Assemblée générale de l’ONU, composée de 193 membres, a voté massivement en faveur d’une déclaration promouvant une solution à deux États et le déploiement d’une mission internationale temporaire de stabilisation mandatée par le Conseil de sécurité.