Publié le 30 octobre 2025. L’ouragan Melissa a laissé derrière lui un sillage de destruction sur la côte sud-ouest de la Jamaïque, provoquant des dégâts considérables aux habitations et aux infrastructures, plongeant les habitants dans le chaos.
- Des églises détruites, des maisons éventrées et des rues jonchées de débris témoignent de la force dévastatrice de l’ouragan.
- Les communications et l’électricité étant fortement perturbées, l’évaluation complète des dommages prend du temps.
- Les habitants décrivent une expérience terrifiante face à des vents d’une violence sans précédent.
La côte sud-ouest de la Jamaïque porte les stigmates d’un passage apocalyptique. Des scènes de désolation marquaient le paysage après le passage de l’ouragan Melissa : des églises réduites en ruines, des toits arrachés à la volée, des vitres brisées et des voies publiques envahies par les décombres. L’ampleur des dégâts matériels est considérable, comme en témoignent des images et vidéos révélant des arbres abattus, des véhicules calcinés, des lignes électriques à terre et des habitations effondrées.
« Absolument dévasté », a déclaré Warrell Nicholson, un officier de police, s’exprimant par téléphone depuis le poste de Rivière Noire, qui, malgré les dommages subis, servait de refuge improvisé pour les sinistrés. L’ampleur de la catastrophe a été telle que l’évaluation des dégâts a été ralentie par la paralysie des réseaux électriques et de communication, essentiels dans cette nation insulaire des Caraïbes.
L’ouragan Melissa a frappé la Jamaïque avec une violence extrême, atteignant le statut d’ouragan de catégorie supérieure avec des vents soutenus estimés à 295 kilomètres par heure. Les pluies torrentielles qui ont balayé les zones côtières ont constitué une menace supplémentaire pour la sécurité des habitants.
Dans les environs de la plage de Rivière Noire, Andrew Houston Moncure, un habitant, a vécu l’enfer. Avec sa femme et leur fils de 20 mois, il s’est réfugié dans la salle de bain de sa maison, préparant oreillers et couvertures pour affronter la furie de la nature. « Ce n’est pas la première tempête que je traverse, mais jamais elle n’a été aussi violente », a confié ce témoin à l’AFP. Décrivant une expérience terrifiante, particulièrement à cause de la présence de son jeune enfant, il a évoqué la baisse de pression rendant la respiration difficile et un bruit assourdissant comparé à celui d’un « train de marchandises percutant la maison ».
Le toit de la cuisine de l’hôtel voisin a été emporté, mais le propriétaire, malgré le chaos, s’efforçait de préparer et distribuer de la nourriture aux résidents avant qu’elle ne devienne impropre à la consommation. « Nous sommes parmi les plus chanceux », a nuancé Andrew Houston Moncure, évoquant les habitations précaires situées sur les hauteurs, désormais rasées au niveau du sol. « Le chemin du retour sera très long » pour reconstruire.
À Seaford Town, dans les collines de l’ouest de la Jamaïque, Christopher Hacker, un agriculteur, a vu son restaurant entièrement détruit. Il a partagé une photographie poignante de son champ de bananiers, désormais aplati par le vent. « Tout a été anéanti », a-t-il déclaré à l’AFP, ajoutant : « Il faudra beaucoup de temps et d’énergie pour se relever de cette catastrophe ».
Pour en savoir plus sur les menaces qui pesaient sur la Jamaïque avant le passage de l’ouragan, consultez notre article : L’ouragan Melissa menace la Jamaïque, potentiellement la pire catastrophe de l’histoire.
Retrouvez également les détails sur la puissance des vents enregistrés : L’ouragan Melissa frappe la Jamaïque et les vents forts atteignent 295 km/h.