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La Jornada – Le tribunal annule Elba Esther Gordillo: elle doit payer 19,2 millions de pesos d’impôts

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Publié le 19 février 2026 à 23h26. L’ancienne dirigeante du puissant syndicat des enseignants mexicains, Elba Esther Gordillo, devra régler une arriéré fiscal de près de 20 millions de pesos (environ 1,1 million d’euros) pour les années 2008 et 2009, après une décision définitive de la Cour suprême de justice du Mexique.

  • Elba Esther Gordillo est tenue de payer 19 269 323 pesos (environ 1,1 million d’euros) d’impôts sur le revenu.
  • La Cour suprême a confirmé une décision antérieure qui l’oblige à rembourser le trésor public.
  • Le litige porte sur des revenus non déclarés, détectés par l’administration fiscale (SAT) sur ses comptes bancaires et cartes de crédit.

La Cour suprême de justice de la nation (SCJN) a rejeté, à l’unanimité, le recours d’Elba Esther Gordillo contre cette obligation de paiement. L’assemblée plénière du Tribunal supérieur a approuvé le projet présenté par la ministre Lenia Batres Guadarrama, donnant raison au ministère des Finances et du Crédit public. Cette décision met fin à une bataille juridique entamée il y a plusieurs années.

L’affaire remonte au 30 août 2016, lorsque le Service de l’Administration Fiscale (SAT) a identifié un impôt dû par l’ancienne dirigeante syndicale. L’administration fiscale avait constaté des dépôts et des paiements effectués sur des comptes et des cartes de crédit au nom de Mme Gordillo, qui ne correspondaient pas à ses revenus déclarés. Selon le SAT, ces ressources constituaient des revenus cumulés, augmentant son patrimoine et entraînant une obligation fiscale.

Elba Esther Gordillo Morales avait argué que ces fonds n’étaient pas des revenus personnels, mais des sommes utilisées pour des dépenses liées à ses fonctions au sein du Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE), notamment pour des congrès et des réunions. Elle affirmait ne pas être tenue de tenir une comptabilité détaillée de ces dépenses.

Cependant, les tribunaux inférieurs ont estimé qu’elle n’avait pas fourni de preuves suffisantes – telles qu’un ordre de mission ou une commission officielle – pour justifier que ces dépenses étaient engagées pour le compte du syndicat. Cette conclusion a été confirmée à plusieurs reprises, malgré les différents recours et appels interjetés par Mme Gordillo.

Devant les tribunaux, l’ancienne dirigeante a contesté la constitutionnalité de plusieurs articles du Code fiscal fédéral, de la Loi sur l’impôt sur le revenu et de la Loi fédérale sur les droits des contribuables, estimant qu’ils violaient son droit à un procès équitable et à l’accès à la justice. Elle soutenait que ces articles lui imposaient une charge de preuve qu’elle était incapable de satisfaire.

La Cour suprême a finalement jugé que les griefs soulevés par Mme Gordillo portaient sur des questions de preuve et non sur la constitutionnalité des lois en question. Le projet de décision précise :

« Cette séance plénière du SCJN décide que le grief consistant dans le fait que le recours en révision déposé par le requérant ne comporte pas de question de constitutionnalité est fondé, puisque ce dont se plaint en réalité le révisionniste est une question strictement probante, c’est-à-dire corroborer sa déclaration dans le sens où l’origine des ressources qui correspondent aux exercices fiscaux deux mille huit et deux mille neuf, étaient des dépenses et des déboursés effectués au nom et en représentation de l’Union. »

Cette décision marque un nouveau chapitre dans l’affaire Gordillo, qui a déjà été au centre de plusieurs controverses liées à la gestion des finances du SNTE.

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