Mexico, le 12 février 2026 – La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum Pardo a exprimé son désaccord face à la présence au Mexique de Rosa María Payá Acevedo, figure de l’opposition cubaine et responsable de la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), qu’elle accuse de militantisme politique sur le sol mexicain.
- Claudia Sheinbaum a demandé un rapport du ministère des Affaires étrangères concernant les activités de Rosa María Payá Acevedo au Mexique.
- La présidente a réaffirmé son opposition à toute forme de censure, tout en soulignant la diffusion de fausses informations à l’encontre de son gouvernement par certaines plateformes numériques.
- Rosa María Payá Acevedo a participé en janvier dernier à un forum sur Cuba organisé par l’Université de la Liberté et financé par le Centre Ricardo Salinas Pliego.
La controverse intervient après que Rosa María Payá Acevedo a pris part à des réunions organisées par des groupes de droite et anticastristes au Mexique. Lors de sa conférence de presse matinale, Claudia Sheinbaum a estimé que la CIDH, si elle agit en son nom, devrait se concentrer sur l’examen des plaintes et non sur le plaidoyer pour une cause particulière.
« Ils ne devraient pas – s’ils viennent au nom de la Commission interaméricaine des droits de l’homme – militer en faveur d’une cause ou d’une autre, mais seulement réviser, en fonction des plaintes des cas. »
Claudia Sheinbaum Pardo, présidente du Mexique
Interrogée sur la possibilité d’expulser Rosa María Payá Acevedo en vertu de l’article 33 de la Constitution mexicaine, qui autorise l’expulsion des étrangers impliqués dans des activités politiques, la présidente a déclaré qu’elle n’était pas favorable à cette mesure, mais qu’elle souhaitait simplement être informée de la situation.
« Je ne suis pas partisane de l’article 33 de la Constitution, mais simplement d’informer, d’informer. »
Claudia Sheinbaum Pardo, présidente du Mexique
Par ailleurs, Claudia Sheinbaum a dénoncé la prolifération de fausses informations diffusées par des plateformes numériques d’orientation politique conservatrice à l’encontre de son gouvernement. Elle a insisté sur l’importance de répondre à ces allégations par la vérité et le débat, tout en réaffirmant son engagement en faveur de la liberté d’expression. Elle a fait référence à une maxime du président López Obrador : « Ce qui ne tache pas, tache », soulignant la persistance des attaques et la nécessité de contrer la désinformation.
Rosa María Payá Acevedo a participé en janvier dernier au forum intitulé « Cuba et Amérique latine, six décennies d’autoritarisme », organisé par l’Université de la Liberté, fondée par l’homme d’affaires Ricardo Salinas Pliego, et parrainé par le Centre Ricardo Salinas Pliego.