Publié le 2025-11-05. La plus haute juridiction bolivienne a annulé la condamnation de l’ancienne présidente Jeanine Áñez, prononcée en juin 2022, et a ordonné sa libération. La Cour suprême de justice a invoqué des violations des droits de l’ancienne dirigeante.
La Cour suprême de justice de Bolivie a révoqué la peine de dix ans de prison prononcée contre l’ex-présidente Jeanine Áñez. Le président du tribunal a annoncé ce mercredi 11 mai 2025 la décision de libération de l’ancienne dirigeante, qui était détenue dans une prison de La Paz.
Jeanine Áñez avait été condamnée pour son accès présumé illégal à la présidence en 2019, une période marquée par une crise politique profonde suite à la démission d’Evo Morales. Le président de la Cour suprême de justice, Romer Saucedo, a précisé que l’ancienne cheffe d’État devait faire l’objet d’un « procès des responsabilités » privilégié, nécessitant une autorisation préalable du Congrès, et non suivre la procédure pénale commune. « Il y a eu des violations du système juridique actuel, ainsi que des droits dont elle jouit », a souligné M. Saucedo.
« Je ne regretterai jamais d’avoir servi mon pays quand il avait besoin de moi. »
Jeanine Áñez, ancienne présidente de Bolivie
La décision de la Cour de justice doit encore être transmise à un juge de La Paz afin que les procédures de libération puissent être entamées.
Jeanine Áñez était arrivée à la tête de l’État bolivien en 2019, dans un contexte de troubles sociaux intenses. Son accession au pouvoir était intervenue après que l’opposition ait accusé Evo Morales de fraude électorale lors du scrutin qui devait lui permettre de rester au pouvoir jusqu’en 2025.