Publié le 2025-10-10 10:38:00. L’ancien rugbyman néo-zélandais John Kirwan témoigne de son parcours avec la santé mentale, soulignant l’importance de la vulnérabilité et du partage pour briser les tabous qui persistaient dans les années 90.
- La représentation de la maladie mentale dans les années 90 était teintée de stigmatisation et d’ignorance, souvent réduite à une simple « folie ».
- La comparaison de la santé mentale à une blessure physique par un médecin a été une révélation pour John Kirwan.
- La vulnérabilité assumée par des personnalités publiques, comme Kirwan, encourage les autres à se confier et à chercher de l’aide.
Pour John Kirwan, les premières années de sa lutte contre des problèmes de santé mentale étaient marquées par un vide de références. Loin des discours actuels, son imaginaire était peuplé de représentations cinématographiques comme « On a survolé un nid de coucou », le laissant croire qu’il sombrait dans la folie. « Tu sais, [mon médecin] a dit : « JK, c’est une maladie, pas une faiblesse, et tu peux aller mieux. » » se souvient-il. Une analogie simple mais puissante lui a été proposée par une psychiatre : la comparaison avec une blessure physique. « Elle a dit : « Que feriez-vous si vous aviez une tension aux ischio-jambiers ? » J’ai dit : « Je m’arrêterais, je le glacerais et j’irais voir le physio. » Elle a dit : « Votre cerveau n’est pas différent. » » Cette métaphore a contribué à dédramatiser et à normaliser sa condition à ses yeux.
À une époque où la santé mentale n’était pas un sujet de discussion ouverte, la stigmatisation était particulièrement lourde, y compris pour des athlètes de haut niveau. Si aujourd’hui, de nombreuses personnalités, y compris dans le monde du sport, osent parler de leur expérience et des bienfaits de la recherche de soins ou des pauses nécessaires, la situation était bien différente dans les années 90. Kirwan estime que la vulnérabilité est une force majeure. Son propre parcours, très médiatisé en Nouvelle-Zélande, a ouvert la voie à la confidence pour de nombreuses personnes. « La chose la plus importante est votre santé. Vous devez la partager car un problème partagé est un problème réduit de moitié. »
L’impact de cette ouverture est palpable. En 2005, alors qu’il assistait à un match de test après sa retraite, un jeune homme s’est approché de lui. « Un jeune homme en costume s’est approché de moi et il m’a tapé sur l’épaule et m’a dit : ‘Salut JK, sans toi, je serais mort.’ » Cette anecdote illustre la puissance de la parole libérée. Kirwan conclut : « Si nous pouvons avoir le courage de partager chaque jour, alors nous commencerons à changer notre société. »
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