Publié le 2024-05-15 10:00:00. Plusieurs anciennes Miss Univers Porto Rico ont levé le voile sur les coulisses de la compétition internationale, révélant les sacrifices et les défis qui accompagnent la couronne.
La couronne de Miss Univers Porto Rico 2016 a été un revirement inattendu pour Brenda Azaria Jiménez Hernández. Alors qu’elle se préparait à passer un examen universitaire, elle a reçu un appel téléphonique l’informant de son couronnement. Première dauphine lors du concours local, elle pensait avoir tourné la page de cette aventure. Son retour aux études de psychologie et de biologie a été interrompu par le licenciement de Kristhielee Caride Santiago, la souveraine en titre de Miss Univers Porto Rico (MUPR), ouvrant ainsi la voie à Brenda Azaria pour assumer cette nouvelle responsabilité.
« Ce fut une année de nombreux sacrifices », confie Brenda Azaria, évoquant avec une certaine nostalgie cette période intense. Loin de s’attarder sur les controverses judiciaires ayant émaillé le mandat de son prédécesseure, elle préfère retenir les leçons apprises. « J’essaie toujours de voir le côté positif des choses et je n’en garde que le meilleur », affirme-t-elle.
Ce rôle lui a permis de nouer de nouvelles amitiés et de vivre une expérience inoubliable en tant qu’ambassadrice de son pays lors de la compétition internationale qui s’est tenue aux Philippines. « Quelle plus grande fierté que de pouvoir représenter mon pays », s’exclame avec un large sourire celle qui occupe aujourd’hui un poste de responsable des opérations dans une société de conseil en technologie.
Elle se souvient de sa surprise initiale : « Quand j’étais première finaliste, je me suis dit : ‘ok, j’ai franchi une étape, j’ai participé, personne ne pourra jamais me dire que je ne l’ai pas fait’. Mais finalement, j’ai accepté, je savais ce que c’était et j’ai poursuivi ma vie universitaire, reprenant mes cours », raconte la jeune femme de 1,70 mètre.
La préparation pour Miss Univers fut une immersion totale. « Le temps de préparation a été plutôt bon… même si tout s’est fait un peu à la hâte », admet-elle avec une pointe de malice. « J’étais Miss Porto Rico du moment où je me levais à 4h du matin pour m’entraîner, jusqu’à 1h ou 2h du matin le lendemain : séances photo, cours de maquillage, études, car nous devons tout apprendre. » Elle souligne la richesse de ces apprentissages.
L’accueil chaleureux aux Philippines
L’un de ses souvenirs les plus précieux est l’amour et le soutien qu’elle a reçus aux Philippines, pays hôte du concours qui s’est déroulé le 30 janvier 2017. « Ils adorent notre reine Dayanara », dit-elle avec un enthousiasme marqué en référence à Miss Univers 1993. « Quand vous mettez les pieds aux Philippines, les gens commencent à crier ‘Porto Rico !’ », poursuit-elle, émue par la ferveur populaire.
« C’est un sentiment tellement excitant et gratifiant d’arriver dans un pays où vous pensez que personne ne vous connaîtra, et où les gens vous connaissent déjà et vous soutiennent, sans même savoir d’où vous venez. C’est l’une des plus belles sensations que l’on puisse éprouver. »
La perspective de remporter le sixième sceptre pour Porto Rico était une aspiration commune. « Une seule remporte la couronne », rappelle-t-elle. « Nous sommes combien, 40 ? 50 candidates ? Je vais tirer de cette expérience tout ce que j’ai appris, toutes les personnes que j’ai rencontrées, tous les bons moments », explique celle dont l’objectif principal était d’embrasser pleinement l’expérience.
Quant à sa performance, elle se dit satisfaite d’avoir honoré son engagement à faire rayonner Porto Rico. « Je n’ai aucun regret concernant ma performance à Miss Univers », affirme-t-elle avec conviction. Elle confie toutefois une légère interrogation : « Ce à quoi je pense parfois, et c’est un peu inévitable, c’est si j’avais été un peu plus âgée. J’ai concouru pour Miss Univers à 22 ans. Je sens que j’étais encore un peu… très jeune, et que peut-être si j’avais concouru aujourd’hui, avec plus d’expérience et de maturité, le résultat aurait été différent. Mais je ne regrette rien. Je ne regrette pas d’avoir concouru à cet âge. »
Son parcours à Miss Univers Porto Rico fut sa première incursion dans l’univers des concours de beauté, suite à une suggestion de son agent qui l’avait encouragée à passer une audition après qu’elle ait fréquenté une agence pour devenir mannequin.
« L’un de mes meilleurs souvenirs et ce dont je suis le plus fière, c’est qu’en partant de rien dans le monde du mannequinat, être première dauphine du concours le plus important de Porto Rico, Miss Univers Porto Rico, m’a remplie de fierté et m’a prouvé que peu importe le défi que je me fixe, si j’ai la foi, je peux le réussir. »
L’ancienne reine de beauté réitère sa gratitude pour son passage en tant que Miss Univers Porto Rico 2016. « La chose la plus précieuse, au-delà de toutes les belles personnes que j’ai rencontrées, ce sont les leçons apprises et le fait d’avoir pu me dépasser comme je l’ai fait. Je me suis épanouie en tant que femme, je me suis épanouie sur le plan professionnel, et je peux dire que grâce à cela et à tout ce que j’ai appris, je suis aujourd’hui la meilleure version de moi-même. »