Publié le 2025-10-26 18:56:00. Une manifestation contre le fascisme à Utrecht a été confrontée à des restrictions, mais les participants ont maintenu leur message de rejet de la haine. Les autorités avaient anticipé des tensions potentielles, sécurisant le centre-ville.
- Une marche de protestation contre le fascisme à Utrecht n’a pu traverser la place Domplein suite à une décision de justice.
- La maire Sharon Dijksma avait déclaré une partie du centre-ville zone à risque par crainte de troubles.
- Les manifestants dénonçaient « la normalisation de la haine » et la montée de l’extrême droite, avec des références à des figures comme Geert Wilders et Adolf Hitler.
Malgré l’interdiction de traverser le Domplein, les manifestants réunis à Utrecht ont tenu à exprimer leur opposition à « l’incitation à la haine et au fascisme ». La mobilisation visait à « montrer que le fascisme n’est pas le bienvenu » dans la ville. Les organisateurs ont brandi des banderoles affirmant que « le féminisme est toujours antifasciste » et appelant à « dire non au PVV », le parti d’extrême droite.
La maire Sharon Dijksma avait pris des mesures préventives en classant une partie du centre-ville comme zone à risque. Cette décision faisait suite à l’annulation, à la dernière minute, d’une contre-manifestation. La municipalité avait exprimé ses inquiétudes quant à d’éventuels « troubles » et des « manifestants lâches », justifiant ainsi le déploiement policier.
Sur scène, les discours ont été virulents, dressant des parallèles entre Geert Wilders et Adolf Hitler, et ciblant « l’élite » avec des slogans tels que « mangez les riches ». La manifestation, qui a débuté peu après 13 heures, a été rythmée par des appels à voter pour le parti Bij1, lui conférant un aspect festif par moments. La chanson de résistance italienne « Bella ciao » a été entonnée par la foule, reprenant en chœur « siamo tutti antifascisti », qui signifie « nous sommes tous antifascistes ».
Bien que la manifestation se soit déroulée dans le calme, une présence policière importante était visible dans et autour du Moreelsepark. Un petit groupe d’environ quarante contre-manifestants se tenait à distance, dans le parc Paardenveld. Vers 15h30, un incident a brièvement fait monter la tension lorsqu’un homme a interpellé les manifestants. Ces derniers ont réagi en scandant des propos hostiles envers l’individu, avant que la police n’intervienne pour le maîtriser et l’éloigner du parc, rétablissant rapidement le calme.